Le salon de Sabrina

Un forum pour se détendre et parler de ce que l'on veut, dans le respect et la bonne humeur.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Réhabilitation du moyen-age.

Aller en bas 
AuteurMessage
obiwan kenobi
Admin
obiwan kenobi

Nombre de messages : 263
Date d'inscription : 23/03/2006

MessageSujet: Réhabilitation du moyen-age.   Lun 3 Avr - 15:19

Pour ne pas ouvrir un nouveau sujet, je post ici, car le topic me semble adapté.
Pour en finir avec les caricatures sur le Moyen-Age, issus de l'enseignement de l'histoire au 19 eme siècle.
Et pour remettre, dans toute sa complexité cette époque, aux réalités fort diverses, je livre cette article paru dans l'Express.

Plus de 80 ans aprés la fondation de l'école des annales, 40 ans aprés les travaux de Duby, le Goff et consorts, les préjugés injustes ont la vie dure.

Article de l'Express :


Arrow L'Express du 12/12/2002
Arrow Ce que nous lui devons

Arrow par Christian Makarian, avec François Busnel et Jean-Sébastien Stehli

Arrow Famille, alimentation, écologie, divertissements, travail... En mille ans, de l'Empire romain à la Renaissance, tout fut inventé. L'Express a demandé à dix spécialistes de dire comment

Arrow Pléiade de livres, jeux de rôle sur Internet, films, le monde secret, mystérieux et magique du Moyen Age envahit, de nouveau, notre quotidien. Ce passé longtemps méprisé soudain nous devient proche. Pourquoi?
Un château fort surgi des brumes, des armures étincelantes, une gente dame à longue coiffe, des gueux édentés et des moines replets, le décor est planté. L'imagination fait le reste. Voici que s'enclenche la machine à remonter le temps pour nous conduire vers l'une des périodes les plus fascinantes de l'Histoire. Mille ans mystérieux, que nos lointains aînés ont nommés, faute de mieux, le Moyen Age. Un bail emphytéotique de dix siècles, symbole d'obscurantisme, de dureté et de violence, qui s'étend de la chute de l'Empire romain (476) à la Renaissance (1492) et nourrit encore une imagerie prolifique. Découpage historique certes artificiel, mais on n'a guère trouvé mieux. Pour grandir leurs propres mérites, les hommes de la Renaissance puis ceux des Lumières en ont dressé un portrait noir, froid comme un gibet, qui nous a été ensuite enseigné d'un trait, tel un remède contre le plaisir. La faute à Voltaire, la faute à Rousseau, mais aussi à ce bon Pétrarque, qui, dès le XIVe siècle, définissait la période qui avait simplement précédé sa naissance comme «une époque obscure». Il a fallu attendre les années 1970 pour qu'une nouvelle génération d'historiens, continuateurs de l'école des Annales, vienne à bout de ce cliché tenace. Et nous livre enfin une vision harmonieuse, où malheur et bonheur cohabitent sur fond de tapisserie à la licorne. Afin que les rois maudits laissent sa place au Roman de Renart, que les croisés n'étouffent pas les troubadours, que la fumée des bûchers ne fasse plus écran entre nous et nos vrais prédécesseurs.

Licornes, griffons
et autres sangliers organistes...
L'âge du merveilleux
par Julien Bordier et Damien Lemaître


Tournage réalisé au Musée national du Moyen Age (www.musee-moyenage.fr)... Cliquez sur l'image pour voir le reportage.

Profonde redécouverte, qui rencontre, de façon étonnante, les faveurs du grand public. Entre la tentative, si difficile, de faire revivre l'Antiquité et l'évocation, peu dépaysante, de la période moderne, s'intercale ce prodigieux millénaire, aussi propice à l'évasion qu'à la réflexion. Conjonction idéale, que Jacques Le Goff, médiéviste émérite qui accepta de conseiller le cinéaste Jean-Jacques Annaud pour le tournage du Nom de la rose, résume au mieux: «Le Moyen Age, c'est l'entre-deux merveilleux. Il y a suffisamment de documents pour que l'on ait des chances d'y trouver l'essentiel sans être submergé par le flot des sources. A partir de là, l'imagination, à laquelle j'attache un grand prix, a la possibilité de surgir, de se développer.» Le fait est. Le cadre médiéval offre une inspiration intarissable dont les vecteurs de l'ultramodernité eux-mêmes ne peuvent se passer. En voudrait-on un seul exemple «dernier cri» qu'il suffirait de citer le succès du jeu de rôle Dark Age of Camelot, lequel fait fureur sur Internet depuis le mois de janvier dernier. Le scénario met en scène le chevalier Corenn et ses amis paladins, clercs et druides, et permet à plusieurs milliers d'internautes d'échanger des informations, de se lier d'amitié ou de se livrer à une joute sans merci… à coups de souris. Moyennant un abonnement de 10 euros par mois, ils sont plus de 20 000 passionnés à avoir ainsi endossé la cotte de mailles et coiffé le heaume, tissant sur la toile du virtuel le plus grand club médiéval de la terre. Un mélange de Perceval le Gallois et de Steve Jobs. Sans même avoir besoin d'Internet, combien de jeux vidéo, vrais best-sellers empruntant leur succès aux meilleures ventes de la littérature enfantine, proposent à des millions d'adolescents de devenir un homme, ou une dame, à travers la légende arthurienne, le destin de Jeanne d'Arc, le mythe du Graal, les forêts enchantées ou les tournois chevaleresques?


Mystères, merveilles, philtres et sorcières, abbayes piégées et chausse-trapes, remparts et fossés, gargouilles et Quasimodo, Notre-Dame et Esméralda, corps-à-corps et arbalètes, le Moyen Age fonctionne comme un fantastique bric-à-brac cérébral dont chacun de nous dispose en adoptant, à sa guise, la posture héroïque du chevalier ou en revêtant, parfois, des habits moins avouables. Reconnaissons qu'il suffit de prononcer un mot clef pour qu'un torrent d'images jaillisse. Le cinéma l'a parfaitement compris. D' Excalibur aux Visiteurs, le sujet paraît inépuisable. Une mention spéciale revenant à Umberto Eco, dont le thriller monastique a accédé à l'immortalité grâce au talent d'un Sean Connery vêtu de bure, mais aussi au Seigneur des anneaux, succès mondial qui ouvre à tant d'enfants le monde secret des elfes, des palimpsestes et des serments sur l'honneur. Même Harry Potter, avec ses magiciens, plonge ses racines dans le merveilleux médiéval.

«Le Moyen Age revêt une fonction cathartique et c'est peut-être là que se trouve sa gloire»


Oui, comme le dit Jacques Dalarun, directeur de l'Institut de recherche et d'histoire des textes du CNRS, superviseur du superbe Moyen Age en lumière (Fayard), «le Moyen Age a quelque chose à voir avec notre enfance. De notre Vieux Continent il a forgé les paysages, une grande part des noms de lieux ou de personnes. A l'horizon de notre mémoire, il rappelle les rythmes anciens des travaux et des jours, les rites religieux ou sociaux qui donnaient, autrefois, sens à la vie. Passé proche. Si passé et si proche».


Cette proximité ne doit pas qu'à l'imagination ou au divertissement. L'actualité vient également donner une nouvelle résonance à ces siècles dans leur part, hélas! moins heureuse. Depuis le 11 septembre 2001, comment ne pas songer au choc des civilisations, que tente de provoquer un certain Ben Laden? Vêtu tel le Prophète, il semble surgi d'une ère que l'on croyait révolue, celle où sarrasins et Francs croisaient le fer au nom de Dieu. Tragique rebondissement que Saddam Hussein, qui s'autoproclame Saladin, et George Bush, qui entend pourfendre l' «axe du mal», nourrissent à l'envi.


Pour fuir cette réalité, certains iront, sur les chemins de traverse, chercher la purification spirituelle à Compostelle, rêvant en marchant d'un itinéraire fraternel que leurs ancêtres ont justement inventé au temps des cathédrales. D'autres s'évaderont par l'esprit en méditant les paroles de quelques sages médiévaux étonnamment redevenus à la mode - Maître Eckart, Avicenne, Maimonide, dont les écrits sont actuellement réédités - ou se laisseront bercer par les litanies de Hildegarde de Bingen - surprenant succès de vente - et autres CD qui n'hésitent pas à mêler techno et grégorien. «Le Moyen Age, explique l'universitaire Michèle Gally, revêt une fonction cathartique et c'est peut-être là que se trouve sa gloire.» Il n'est pas jusqu'aux sectes qui ne recourent à l'imagerie médiévale pour entraîner leurs adeptes dans un amalgame fait d'ignorance et salement décoré de références aux Templiers, chevaliers teutoniques ou ordres monastiques divers.


Comme pour exorciser ce retour en arrière et son cortège d'ambiguïtés, une gerbe de livres vient emplir nos vitrines à l'approche de Noël (voir la bibliographie page 102) et rappeler quelques vérités indispensables. Dans la masse des clichés, le pire côtoie le meilleur, ce qui suffit à justifier une meilleure connaissance. Au-delà des fantasmes, le Moyen Age a surtout besoin d'éclaircissements. C'est le but du Dictionnaire du Moyen Age, publié par les PUF (Presses universitaires de France), somme considérable de savoirs qui a mobilisé des dizaines d'historiens et nécessité de nombreuses années de travail. Ses trois directeurs d'ouvrage, Claude Gauvard, Alain de Libera et Michel Zink, sont l'une historienne, professeur à Paris I, l'autre philosophe, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, et le troisième, professeur au Collège de France. Il fallait bien cela pour appréhender une période si riche, dans laquelle nos peurs et bon nombre de nos allégories ont pris racine


C'est le brouillon en grand de notre époque contemporaine, estime Alain de Libera, car il ne faut pas oublier que les clercs du Moyen Age étaient si profondément persuadés d'inventer un nouveau monde qu'ils s'intitulaient eux-mêmes nos moderni, nous, les modernes.» «Et les signes de modernité abondent, ajoute Claude Gauvard: la création de l'Europe intellectuelle, le souci du rapport harmonieux avec la nature, que nous nommons aujourd'hui écologie, l'équilibre entre travail, repos et méditation, la question du temps libre et de la réflexion individuelle, l'usage des médecines douces, la naissance de l'identité française, l'organisation citadine de Paris et des grandes villes de province, l'apparition des corporations, la société des jeux et des distractions, et, surtout, le triomphe de l'image avec, déjà, un débat entre excès et refus de représentation, à travers la crise de l'iconoclasme, qui fait songer, de loin, à la télévision.»



Autant de thèmes qui nous ramènent à l'essentiel, à une meilleure compréhension des enjeux de notre civilisation. Autant de domaines du savoir, donc, que L'Express a voulu explorer en profondeur en sollicitant les lumières de quelques-uns des meilleurs historiens. Afin que le grenier du temps présent, qui a vu bourgeonner les branches nobles ou épineuses sur lesquelles nous sommes encore assis, livre certains de ses derniers secrets. Et nous aide, tout simplement, à mieux nous connaître.

Lien : http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/moyenage/dossier.asp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
obiwan kenobi
Admin
obiwan kenobi

Nombre de messages : 263
Date d'inscription : 23/03/2006

MessageSujet: Re: Réhabilitation du moyen-age.   Lun 3 Avr - 15:20

(suite)

Le Moyen-Age vu par les enluminure :

Nous avons tous une vision du Moyen Age : le plus souvent celle d’une époque d’obscurantisme, où la science n’a pas sa place, où la terre est plate et où, à l’échelle familiale, l’enfant n’offre pas d’intérêt. Autant d’images, autant d’erreurs. À travers d’autres images, celles des enluminures des livres du Moyen Age, la vérité se révèle.

La terre : ronde ou plate ?
Non, les esprits "moyenâgeux" ne voyaient pas la terre plate comme une galette au beurre ! Les publications récentes fort nombreuses sur les enluminures ont au moins le mérite de remettre à leur place des certitudes sans fondement : "Tous les hommes de culture savaient parfaitement que notre planète est une sphère, indique Patrick Gautier-Dalché, coauteur de l’ouvrage Le Moyen Age en Lumière, et cela dans le sillage de la science antique dont les principaux acquis n’avaient jamais été oubliés."

À travers toutes les images exhumées, cet historien procède à une véritable réhabilitation de l’intelligence et de l’ingéniosité médiévale : les Grandes Découvertes ne sont pas non plus une irruption brutale des Temps modernes dans l’histoire, mais un des aboutissements logiques du Moyen Age.


Un bestiaire extraordinaire
Autre preuve, pour nos esprits d’aujourd’hui, de l’ignorance des hommes du Moyen Age : l’absurdité de la représentation de nombreux animaux. Bien sûr, il n’est pas question ici des monstres mi-hommes mi-bêtes ; leurs images ont souvent un but religieux, témoignant de l’horreur du mal à travers la monstruosité des traits. Non, ce qui est souvent rappelé pour dénigrer l’époque, c’est la croyance en des animaux fantastiques qui, en fait, n’existaient pas : la panthère médiévale, représentée avec des taches bien sûr, mais de toutes les couleurs, et dotée d’une haleine si suave qu’elle attire les autres animaux ; la licorne fabuleuse, qui aime à s’endormir dans le giron des jeunes filles vierges ; le dragon enfin, que le Moyen Age craint bien davantage que le loup…

Mais les dessinateurs ou les conteurs travaillaient à partir de récits de voyageurs sur des bêtes que personne n’avait vues de près autour d’eux. À partir de ces témoignages, ils extrapolaient pour tenter de deviner quelles créatures pouvaient vivre aux confins de la terre. Peut-on leur en faire reproche ?

Si nous rencontrons un jour des extra-terrestres, ne riront-ils pas de nos représentations actuelles, sans doute invraisemblables, des "petits hommes verts" de l’espace ? Quant aux dragons, les spécialistes de la préhistoire ont abondamment prouvé leur existence : après tout, la découverte, de temps à autre sous l’Antiquité comme au Moyen Age, du squelette d’un dinosaure ne serait-elle pas à l’origine de ces contes ancestraux ?

Une vision de la famille renouvelée
Autour de la famille, l’idée la plus fréquemment admise, à la suite de Philippe Ariès, est que le Moyen Age nie l’enfance, n’y accorde aucun regard ni aucune importance. Or, comme le souligne Pierre Riché, les historiens d’il y a vingt ans ne connaissaient presque rien de l’enluminure alors qu’elle procure pourtant près de 99 % du stock des peintures médiévales. Des centaines d’images peuvent illustrer un manuscrit carolingien ; un seul beau manuscrit du XVème siècle peut contenir plus de 4 000 images. Or, Philippe Ariès n’a travaillé que sur quelques dizaines…

Les études récentes menées tant par les archéologues que par les iconographes remettent en cause ces fausses vérités. L’enluminure retrouvée offre un panorama saisissant du mobilier de l’enfant, de ses jouets, de ses vêtements… "La puériculture apparaît partout, rappelle l’historien Pierre Riché dans son livre La petite enfance dans l’Europe médiévale : dans les livres de médecine, dans les œuvres narratives. L’allaitement, la manière de vêtir les petits, de les coucher au berceau, de les nourrir y sont quasi intégralement reconstituables.

Tous les accessoires sont présents et les images, prises en séries, permettent de découvrir la typologie du berceau, l’éventail des biberons, petits pots et cornes à boire le lait. On découvre par l’image et par elle seule qu’on n’habillait pas les enfants de la même façon en France ou en Italie, que le berceau médiéval berce à roulis en France mais à tangage en Italie, etc." L’enluminure montre ainsi, dessins à l’appui, que l’amour des enfants n’est pas né avec l’époque moderne. Une remarque qui sonne comme une évidence aux yeux de tous les parents.

Texte : Marie-Odile Mergnac

Lien :
http://www.notrefamille.com/v2/editorial-dossiers-915/moyen-age-enluminure.asp

Lien sur George Duby :

: "....Et c'est ainsi que Duby, fin prosateur, fut un médiéviste merveilleux qui savait aussi rendre sensibles au grand public les charmes lointains des XIe et XIIe siècles, notamment grâce à son adaptation pour la télévision du Temps des cathédrales. L'œuvre écrite est vaste, qui touche aussi bien à l'art qu'à l'organisation de la société (les Trois Ordres ou l'Imaginaire du féodalisme, Gallimard, 1978) et aux structures de la conjugalité (le Chevalier, la Femme et le Prêtre, Hachette, 1981). Une production ouverte à tous les vents, de la France des Capétiens4 aux peurs collectives (l'An Mil, Julliard, 1974, et An 1000, an 2000. Sur les traces de nos peurs, Textuel, 1995) comme à l'amour courtois, qui, à l'en croire, était plus un jeu truqué par lequel le chevalier cherchait à se rapprocher de son seigneur qu'une vénération aveugle de la femme aimée (Mâle Moyen Age, Flammarion, 1988).

Pour avoir été un historien des Annales, où la biographie n'était pas le genre le plus prisé, Georges Duby n'en a pas moins été l'auteur d'une étude sur la belle figure de chevalier incarnée par Guillaume le Maréchal d'Angleterre (Fayard, 1984) et, l'un des tout premiers, il a réintroduit l'événement, longtemps banni, dans l'historiographie (le Dimanche de Bouvines, Gallimard, 1973). Une manière de réconcilier les tenants de la « nouvelle histoire » et ceux qui ne jurent que par les récits de bataille et les portraits de grands hommes, « l'histoire des structures et l'histoire de événements », pour reprendre la formule du médiéviste Jacques Le Goff.

Jusqu'au bout, Georges Duby aura aidé à comprendre le Moyen Age, à en dissiper les ténèbres, à en éclairer l'espace social et les phénomènes de mentalité, mais aussi à sonder les reins et les cœurs du bâtisseur de cathédrales, de la dame courtisée, du chevalier errant, du clerc érudit, du paysan asservi, tout en traquant ce qui pouvait exprimer leur modernité. Il nous aura appris que, aussi éloignées de nous qu'elles soient, ces « âmes mortes », enfin arrachées aux retables et aux enluminures qui en conservent la mémoire, avaient encore quelque chose à nous dire..... "

http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/IDEES/DUBY/duby.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Réhabilitation du moyen-age.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» petit moyen de pression sans le savoir
» par quel moyen de transport
» D''un coup de pioche, il déterre un squelette du haut Moyen-Age!
» Cuisine du Moyen-Orient
» Le poids moyen des français ne cesse d’augmenter.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le salon de Sabrina :: Visions sur le Monde :: Histoire-
Sauter vers: