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 L'esclavage dans la Grèce Classique

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SabinaSabinus
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MessageSujet: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mar 9 Mai - 7:00

L'esclavage dans la Grece Classique



L’esclavage dans la Grèce classique, est une institution considérée comme nécessaire et normale pour les contemporains.
Le grec ancien possède un grand nombre de mots pour désigner le mot esclave, mais le mot le plus courant est le mot doulos qui est employé en opposition au mot eleutheros, c’est à dire l’homme libre et plus particulièrement au mot politês c’est à dire citoyen. La douleia désigne le rapport de soumission de l’esclave à son maître, tout comme l’enfant au père.
Malgré les nombreux statuts serviles variant selon les cités, il semblerait qu’on emploie couramment dans les sources le mot doulos qui veut dire en fait serviteur, pourtant il existe une différence fondamentale à ce que les historiens appellent aujourd’hui l’esclave marchandise de type athénien (étant donné que les sources se concentrent principalement sur la cité d’Athènes), et les servitudes intercommunautaires de type hilotites.
Dans le premier cas les serviteurs, ou plutôt les esclaves peuvent être vendu et acheter comme un bien entre individus, or dans l’autres cas, plus précisément pour Sparte, ils ne dépendaient pas d’un maître mais de la cité et étaient rattachés à la terre, on ne peut les vendre mêmes si ils sont asservis. Ils ne sont d’ailleurs pas considérés comme étranger à la cité et ils avaient réellement une filiation, mêmes si ils ne sont pas citoyens à la différence des esclaves qui étaient quasiment tous étrangers. Par conséquent il me semble qu’il est légitime d’exclure de l’exposé le type de servitude intercommunautaire bien qu’il faut le signaler la nature de l’esclave est souvent confondu dans un sens large de notion de servitude dans le langage des contemporains, ils recoupent en fait plusieurs statuts très différent, il n’empêche qu’on faisait bien la distinction entre ces différents statuts, même si on emploie souvent le même mot.
Finley considère l’évolution de l’esclavage en rapport avec l’évolution politique et économique de la cité dans la Grèce Classique. L’apparition de l’esclavage marchandise ou plutôt la prédominance de ce statut servile est en rapport avec le régime démocratique des cités inspirés du modèle démocratique . En fait c’est dans les cités démocratique qu’il y a le plus grand nombre d’esclave, ce qui explique une diffusion assez important dans le monde grec de l’esclave marchandise de type athénien. C’est à mettre aussi en rapport toujours selon Finley en relation avec les progrès techniques et économique du monde grec. Pourtant il est bien difficile selon les sources de chiffrer le nombre des esclaves, tantot on les considère comme étant un groupe majoritaire en nombre, tantot comme étant égal à la population ou voir inférieur, mais finalement il semblerait qu’il est très difficile de chiffrer le nombre des esclaves d’autant que le nombre de citoyens est souvent difficile à déterminer même pour les cités les mieux documentées. Par conséquent il est donc difficile de dire si il y a eu réellement une forte demande d’esclaves à des périodes particulières.
Le problème étant surtout de savoir quelle place avaient les esclaves dans la cité en sachant justement que leur statut s’oppose à la liberté et à la citoyenneté, or c’est bien l’ensemble des citoyens qui donnent corps à la cité, mais en sachant que l’esclave fait parti intégrante de la vie économique de la cité, en quelle mesure peut on déterminer sa place dans les sociétés grecs.
D’abord nous verrons quelles sont les théories sur l’esclavage, et le droit sur l’esclavage qui découle de ces théories
Ensuite nous tenterons d’identifier les esclaves c’est à dire savoir qui sont ils .
Enfin nous verrons quel est le rôle des esclaves dans la vie économique de la cité.
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SabinaSabinus
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mar 9 Mai - 7:01

I Idéologie sur l’esclavage

1/ Justification de l’esclavage.

D’abord il faut bien préciser qu’aucun auteur antique ne remet en cause l’existence de l’esclavage. La discussion en fait se porte d’avantage sur les individus, sur les esclaves.
Avant la période classique, notamment dans les œuvres homériques, les esclaves étaient des prisonniers de guerre, finalement le sort du destin et la volonté des dieux était la réelle cause de l’état de servitude. Mais à la période classique on voit que des auteurs s’intéresse aux causes qui font que l’individu est réduit en servitude.
Aristote considère la nature de servitude comme étant naturelle, en somme on né esclave. Il y a une différence de constitution entre le corps de l’esclave et du maître, l’esclave a une vigueur corporelle il doit exécuter et il est gouverné par celui qui par nature est gouvernant.
C’est à la même période qu’on pense que les Barbares sont de nature serviles au contraire des Grecs d’abord pour une raison politique, on peut citer de l’Hélène d’Euripide au V e S : « Les barbares sont tous esclaves sauf un », on parle bien sur d’un tyran. Dans le traité hippocratique là on donne une explication géographique, ce sont des explications sur les humeurs, le climat qui fait que la nature est plus servile suivant certain endroits.
Mais les sophistes remettront en cause l’antagonisme naturel Barbare et Grec qui serait l’explication de la nature du gouverné et du gouvernant. Car ils distinguaient le statut juridique de la réelle nature de l’individu, en cela ils acceptaient que quelqu’un d’honorable pouvait être réduit en état d’esclavage.
En fait tous s’accorde sur un point, l’accident est en soit une cause principale de l’état de servitude d’un individu. En clair n’importe qui pouvait être réduit en esclavage par les aléas de la destinée.
Cela dit, bien que parfois injuste, l’esclavage est nécessaire, d’abord elle est nécessaire pour le citoyen qui doit pratiquer dans son temps de loisir la politique, et pour avoir du temps libre il faut donc des esclaves qui accomplissent le travail. De plus l’esclave fait parti intégrante de la maison car selon un extrait de l’Economique du pseudo-aristote, « Parmi les biens de propriété, le plus important et le plus nécessaire est aussi le meilleur et le plus profitable à l’économie domestique : ce bien, c’est l’homme. C’est pourquoi il faut acquérir de bons esclaves. » et dans la Politique d’Aristote l’auteur considère que les esclaves sont indispensables pour la constitution d’une famille complète.
Ce n’est pas tans dans le type de travail que l’on qualifie ce qu’il y a de servile c’est d’avantage dans la dépendance, même si des citoyens athéniens par exemple pouvaient être salarié et travailler de la même façon qu’un esclave, cela était considéré comme une déchéance et devait être considéré comme momentanné. L’important comme le dit Aristote « c’est que l’homme libre ne vit pas au bénéfice d’autrui ». Si il y avait des travaux moins nobles que d’autres il n’empeche que c’est bien la dépendance qui est considéré comme étant une caractéristique servile or pour être libre, et pour apprécier sa condition d’homme libre, il faut que d’autres travaillent durant les temps libres pour subvenir à ses besoin.
Il y a bien eu des pensées sur une société sans esclave mais soit on se référait à un passé mythique, où les jeunes subvenaient aux besoins des anciens, la femme et les enfants faisaient le travail servile mais cela n’était pas dans le cadre de cité mais de plus petites entités, ou soit on considérait que dans l’abondance le besoin d’esclave n’était plus nécessaire.


2/ Morale et esclavage.

Bien que l’esclave marchandise soit considéré comme un bien immeuble, il n’empêche qu’un certain nombre de pratique étaient considérées comme immorales.
D’abord par le fait que réduire en esclavage un concitoyen pouvait être considéré comme immoral.
Dans le monde grec, la non possibilité de recouvrir ses dettes pouvaient entrainer une déchéance, comme la perte de citoyenneté, voir la servitude pour dettes envers le débiteur. En théorie l’asservi pour dette peut être libéré quand il rembourse sa dette initiale. A Athènes Solon met fin à cette pratique. Aristote dans la constitution d’Athènes fait parler Solon :
« J’ai ramené à Athènes, dans leur patrie fondée par les dieux, bien des gens vendus plus ou moins justement, subissant une servitude indigne et tremblant d’humeur de leur maîtres, je les ai rendus libres. »
Ainsi il était désormais considéré a Athènes immoral de rendre un concitoyen en statut de servitude, hors mis pour quelques cas particulier, par exemple, une fille d’un citoyen se rendant coupable pour mauvaise mœurs pouvait être réduite en esclave.
Cela rejoint les théories sur la nature de l’esclave avec des conceptions relier aux origines des esclaves, notamment avec les théorie panhélénique, en effet bien souvent il était mal vu de réduire d’autres grecs, en esclave et cela était considéré comme de mauvaise manœuvre politique on préférait bien souvent réclamer une rançon et exiger un tribu. Cela dit c’était légalement possible.
Ensuite sur le point de vu du traitement de l’esclave, notamment à travers le droit, certaines pratiques sont considérées comme immoral et illégale.
Par exemple on ne peut considérer un esclave comme son égal il faut le distinguer des gens libres et des citoyens. Dans le Contre Timarque d’Eschine, la fréquentation des gymnases, hauts lieux de la formation physique et culturelle des hommes libres, ainsi que la pédérastie par laquelle se transmettait de façon plus ou moins institutionnalisée, bon nombre de valeurs civiques, étaient strictement interdites aux esclaves.
Le traitement de l’individu doit être en fonction de son statut, ainsi dans le code de Gortyne, où toutes les peines sont monneyées, un esclave voit tous les montants doublés lorsqu’il commet un crime ou un délit. Inversement, un délit commis à l’encontre d’un esclave coute beaucoup moins chèr qu’un délit commis contre un homme libre. Cela dit, le maitre est souvent responsable de son esclave et c’est lui qui doit bien souvent payé les frais du délit commis par son esclave. Sur ce dernier point d’ailleurs il est à noté qu’on ne peut pas maltraité en toute impunité un esclave, en tout les cas le mettre à mort de façon injuste, si l’esclave peut etre corrigé, voir meme tuer, il faut que cela soit justifier car cela pouvait entrainer une action publique pour outrage, en règle général si l’esclave a été mis à mort de façon injuste par un citoyen et que ce dernier est poursuivi il s’en suivait une peine, en général une amende et il était obligatoire de se purifier. L’esclave est un bien meuble mais il n’est pas un animal il est bien considéré comme un être humain.
Il était bien sur exclu que les esclaves participent à la vie politique, qui est la fonction du citoyen, et les esclaves ne faisaient pas la guerre sauf en cas de danger extrèmes.
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SabinaSabinus
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mar 9 Mai - 7:02

II Etre et devenir esclave

1/ L’approvisionnement d’esclaves

On peut être réduit en esclavage pour plusieurs raisons,
d’abord par la suite de défaite militaire, les lois de la guerre en Grèce stipule que les prisonniers sont la propriété du vainqueur, de fait les armées ont souvent des réseaux et des intérets bien établi pour pouvoir s’acquérir des esclaves et s’enrichir en les vendant par le biais de négociants.
La justice pouvait asservir un citoyen pour usurpation de citoyenneté, un fils de citoyen quand il atteint l’age de 18 ans se fait enregistrer dans les registres d’un dème après avoir prouvé son ascendance. En cas d’opposition, on peut faire appel devant le tribunal populaire ; En cas de condamnation, l’individu est immédiatement mis en vente selon Aristote. Cela dit ce genre d’asservissement n’était pas une source importante en approvisionnement.
On peut penser au brigandage ou piratage qui offrait aussi une source non négligeable d’approvisionnement en esclave. La capture d’un homme libre pouvait être source de profit, soit pour une rançon ou soit pour sa vente en tans que marchandise dans des marchés spécialisés comme il s’en trouvait à Athènes Corinthe ou Chios, il semblerait que certaines cité se soit faite spécialiste dans ce genre de trafic, les Crétois semblent avoir été des spécialistes dans ce domaine.
Mais toutes ces sources d’approvisionnement ne semblent pas être suffisante pour pouvoir offrir des esclaves de façon constante, car trop irrégulière, vu la présence de marché à esclave dans les grandes cités de façon régulière, il semblerait qu’il fallait avoir un approvisionnement régulier. Il est très vraisemblable qu’il existait des négociants spécialisés dans le commerce d’esclave.
Dans l’Antiquité la provenance de l’esclave était importante pour l’acheteur ainsi dans l’Economique du pseudo aristote, l’auteur conseille de mélanger les nationalités pour éviter les complots. Aussi certaines nationalités avaient leur réputation ainsi la plupart des archers à Ahènes étaient d’origine schyte. Si il n’y avait pas spécialement de peuple considéré comme servile, la plupart des esclaves étaient étrangers, et d’après plusieurs sources recoupées, la majorité étaient originaires de pays limitrophoes à la mer noir et du Danube. Pour Finley , il est très vraisemblable que certaines régions offraient régulièrement un approvisionnement d’esclave suivant des contexte militaire propres à ces régions. Mais la majorité des sources concernant la vente d’esclave recouvre la période héllénistique voir romaine.

2/ Les différents statuts serviles.

Bien que le genre d’esclave qu’on traite dans l’exposé soit considéré d’un point de vu pratique comme étant tous des esclaves marchandises de type athénien, il n’empêche qu’une certaine hiérarchie est présente de fait puisque les fonctions sont différentes, et les maîtres n’accordent pas la même importance suivant leur fonction et le prix d’achat ainsi que ce qu’il rapporte.
Ainsi les domestiques dans la maison du maitre n’avaient pas toujours la même importance, le maitre pouvait distinguer un esclave parmi d’autre par rapport à ses qualités et on pourrait dire qu’il était promu à un certain rang, même si ce n’est pas légaliser c’était une pratique, certain pouvaient gérer la terre du maitre, en tans qu’intendant, ils ne vivaient donc pas à la maison du maitre, il pouvait même avoir une certaine autonomie en vivant avec leur famille.
D’autres encore en général des femme, pouvaient être au sein de la maison des sortes de gouvernantes. On pouvait récompenser des esclaves en leur attribuant un pécule, ou en les habillant un peu mieux que la moyenne. Donc des distinctions étaient faites et étaient visibles au sein de la société et de la maison.
Il faut d’autre part distinguer le domestique à usage privé et l’esclave à usage public.
Pour l’usage public on pouvait soit loué des esclaves ou soit utiliser les esclaves appartenant à la cité.
Ainsi pour les grands travaux publics, qui étaient confiés généralement à des entrepreneurs privés, l’entrepreneur louait des esclaves certains plus spécialisés que d’autres, on pouvait trouver des charpentier, des sculteurs etc.
Certaines fonctions dans l’administration était aussi assuré par des esclaves publics, les deosioï. Les charges publics à Athènes sont détenus pendant un an seulement ce qui pose un problème de continuité de l’administration. Elle est donc assurée par des esclaves publiques qui peuvent être des secrétaires, greffiers, archivistes. La formation est ici nécessaire et le choix des esclaves doit être aussi considéré. En 403 on fait même appel à des esclaves spécialisés en droit.
Le service de police est aussi assuré par des esclaves publics, ils sont dirigés par des magistrats, les Astynomes. Ils ont donc un certain pouvoir sur les citoyens, quoique esclaves, ils bénéficient d’une délégation d’autorité de la cité. A Athènes, la police municipale était composée d’archers scythes armés d’arc, de fouets et d’épées. Ils sévissaient sur l’Agora et autour de l’Aréopage.
Il y avait aussi des esclaves chargés de la vérification de la monnaie attique, ainsi que des esclaves dans les ateliers fabriquant la monnaie.
Au bas de l’échelle des esclaves publics sont assignés à des taches lié à l’hygiène, ils sont chargés de déposer les ordures à une certaine distance de la ville, mais aussi des cadavres. On trouve aussi des agents de voirie chargés de l’entretien et la construction des voies publiques.

Le statut de l’affranchi peut etre considéré aussi comme un statut servile, car un esclave ne devient pas dans le statut légal l’égal d’un homme libre. L’affranchissement se fait par le maitre, souvent en guise de récompense pour de loyaux service, mais l’esclave doit avant tout racheter sa liberté souvent à son prix d’achat, il a besoin de garants, en général c’est une divinité, l’affranchissement se fait souvent dans un temple. L’acte est enregistré et archivé. Mais l’ancien maitre reste le protecteur, le patron, il doit souvent rester au service du maitre pendant un temps défini mais cela dit il devient salarié pour les services rendu. La paranomé est une clause du contrat qui rend obligatoire cette présence meme après affranchissement.
D’autre part à Athènes il ne peut être plus riche que son patron, doit avoir l’autorisation de son patron pour se marier, ne peut s’unir à une citoyenne.
Bien souvent donc tout une série de condition ne peut rendre réellement libre l’affranchi, cela dit en général l’affranchissement se fait à un age avancé, la protection d’un patron est nécessaire et souvent même ils n’ont pas ou aller. En tous les cas l’affranchit est un statut spécifique différent de l’étranger. Ce qui veut dire que le statut d’esclave doit rester dans la mémoire. On efface jamais son statut de servitude.
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mar 9 Mai - 7:03

III Le rôle des esclaves dans la vie économique.

1/ les différents secteurs économiques.


Il est très probable que se soit dans les mines et les carrières où la concentration d’esclaves était la plus importante même si il y avait des hommes libres à Athènes par exemple, qui louait des concessions minières assez petites pour pouvoir les exploiter eux-mêmes. Bien souvent les exploitants louaient des esclaves à des riches, certains concessionnaire louaient jusqu’à mille esclaves. Xénophon estimait au total à 30 000 le nombre d’esclaves travaillant au Laurion ou aux moulins de traitement du minerai attenants.
Dans le domaine de l’agriculture on a recourt aux esclaves à partir du moment où l’exploitation dépasse la cellule familiale. Mais en général les propriétaires terriens travaillaient eux même la terre, il est très probable qu’un certain nombre ne possédait pas d’esclave et la plupart ne devait pas en posséder plus de trois, sauf pour les riches.
Dans le domaine de l’artisanat, la proportion en main d’œuvre servile semble plus importante que dans le domaine agricole. La fabrique de bouclier de Lysias emploie 120 esclaves et le père de Demosthène 32 couteliers et 20 fabricant de lit.
Dans le domaine de la finance, il semblerait que pour les grecs le maniement d’argent soit considéré comme indigne pour un homme libre. Les banquiers étaient souvent donc des étrangers voir des affranchis, qui employaient eux mêmes des esclaves. Certains on fais fortune ainsi on retient les noms des deux affranchis Pasion et Phormion.
Les domestiques pouvaient aussi apporter un revenu supplémentaire au foyer, puisque les femmes pratiquaient le tissage avec auprès d’elles des esclaves d’abord pour la maison et très probablement aussi pour revendre le fruit de leur travail. A cela s’ajoute le pain préparé par les esclaves.
Les esclaves pouvaient travaillé aussi dans des profession libéral comme on dirait aujourd’hui tel que la médecine.

2/ Les esclaves étaient ils rentables ?

Il est indéniable que l’esclave était considéré comme un placement sur pour les grecs, en tout les cas suivant les sources les esclaves semblent bien raporter à leur propriétaire notamment les plus riches, ceux qui en ont assez pour faire tourner une ou plusieurs affaires, notamment dans les ateliers.
Dans les revenus Xénophon supposait un prix moyen de 180 drachmes pour l’esclave. IL indique par ailleurs que la location d’un esclave pour les mines rapportait à son propriétaire une obole par jour, ce qui revient à amortir son prix d’achat en 3 ans et quatre mois. Cela dit il faut bien penser que les conditions de vie ne devait pas laisser espérer une longévité de vie importante. Xénophon nous dit aussi dans ce même ouvrage qu’il est quand même surprenant que la cité n’imite pas les nombreux particuliers qui ne font que s’enrichir sur les mines notamment celle du laurion. Il propose même que la cité achète en moyenne trois esclaves par citoyen pour tout simplement les louer à des entrepreneurs. Si Xénophon a pu avoir cette idée c’est que l’esclave étaient réellement rentable et étaient considérer comme un bien sur.
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mar 9 Mai - 7:03

En conclusion, il est évident que l’esclavage est une pratique normale et rendu nécessaire pour les citoyens qui doivent subvenir à leur besoin et participer à la vie de cité. Finalement les esclaves participent pleinement à la vie en société, ils font partie de la société, d’ailleurs ils font parti de la famille, même à la base de la société ils sont reconnus. On les retrouve dans de nombreux secteurs, il y en a qui sont instruit voir qui ont un certain pouvoir d’autorité sur des citoyens conféré par la cité. Bien sur les conditions de vie sont très différentes suivant la fonction de l’esclave, il est évident qu’un esclave dans la mine du Laurion n’a pas le même traitement qu’un domestique étant par exemple pédagogue. Même si il n’y a qu’un type d’esclave marchandise, il y a un nombre formidable de critère qui les différencie les uns des autres. Donc oui les esclaves participaient pleinement à la vie économique mais ils ne participaient pas à la vie de la cité.
Il faut aussi relativiser le nombre des esclaves, parcequ’on sait que tous les Grecs n’avaient pas d’esclaves, en général sachant que beaucoup de Grec étaient agriculteurs, l’esclave était d’avantage un compagnon de travail, parce que le maitre travaille aussi en général, et le nombre d’esclave dépassaient rarement 5 esclaves c’est déjà bien 5 esclaves. Pour les plus riches une 50aine, il me semble que Socrate en avait une dizaine. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que l’esclave doit être utiliser de façon rationnel, on en a le nombre suffisant, l’esclave n’est pas un ornement, le puissant ne se déplace pas avec un troupeau d’esclave derrière lui, parce que ce n’est pas dans la mentalité, en plus cela donne une impression de tyrannie.
Et c’est très difficile à quantifier, pour certains quasiment tous les grecs avaient des esclaves sauf en cas de pauvreté, ce n’est pas si sur. D’ailleurs dans un discours de Lysias sur l’infirmité , un infirme, faisant appel du retrait de sa pension, explique : « ce que je tire de mon métier est peu de chose ; déjà j’ai de la peine à l’exercer moi- même, et je n’ai pas encore le moyen d’acheter un esclave qui me remplace. » Et justement pour ces pauvres citoyens le problème qu’on dit dans des sources qu’on ne les différencie pas parfois des esclaves, et ça déplait à un certain de confondre du regard quelqu’un qui a un statut servile et quelqu’un qui est de statut libre. On s’en plaint en tout les cas car il est évident qu’un esclave de riche bien entretenu, ou bien un esclave dans les finances, il est difficilement reconnaissable dans son aspect.
Si on exclut le type de servitude intracommunautaire, on a un seul type d’esclavage, c’est l’esclavage type marchandise. Mais il faut retenir qu’il y a une grande diversité au sein de la cité de ce type d’esclave, de la vision que l’on a d’eux aussi. Et bien sur, il est très probable que les cités avaient un grand nombre de différence dans la législation concernant l’esclavage et le statut du doulos.
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mar 9 Mai - 18:53

T'as remercié Artaxerxes pour sa lecture au moins ???? Wink
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mer 10 Mai - 4:59

ben ouai quand même !! ta qu'à lui demander même. fou
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MessageSujet: Re: L'esclavage dans la Grèce Classique   Mer 10 Mai - 5:28

alla
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