Le salon de Sabrina

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 La Cosa nostra. le crime organisé.

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obiwan kenobi
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obiwan kenobi

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MessageSujet: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 5:42

La capture de bernard Provenzano
Il était recherché depuis 1963.
Bernardo Provenzano, le chef suprême de la mafia sicilienne, en fuite depuis 42 ans, a été arrêté mardi matin à quelques kilomètres de Corleone, dans le centre de la Sicile.
L'arrestation a eu lieu dans une ferme, à quelques kilomètres de la petite ville de Corleone, considérée comme l'épicentre de la mafia sicilienne, dont le nom a inspiré celui de la famille de la saga du «Parrain», le film de Francis Ford Coppola. En jeans et tee-shirt, non armé et seul, Bernardo Provenzano n'a pas opposé de résistance. Dans un premier temps, il aurait refusé de reconnaître son identité, très vite confirmée par la direction nationale antimafia à Rome. Après avoir nié, il a admis «oui, je suis Bernardo Provenzano».

Cette arrestation va t'elle etre un tournant dans la lutte contre la mafia ?
Rien n'est moins sur.


Il faut dissocier les individus criminels et les structures criminelles. Chaque jour, des mafieux sont arrêtés et mis en prison. Cela ne perturbe en rien le fonctionnement de la structure elle-même. Jusqu'à aujourd'hui, les grandes sociétés criminelles sont à l'abri de la répression. Même si on arrête la moitié de la famille Gambino, à New York, elle continuera à fonctionner. La mesure la plus sérieuse et la plus juste, en dehors de l'arrestation des individus, consisterait à confisquer les profits du crime. Si le crime ne paie pas, alors pourquoi le commettre? Aux Etats-Unis, champions de la confiscation d'argent criminel, on arrive à en récupérer à peine 25%. Les grandes sociétés criminelles - les yakusas, les triades chinoises, les mafias sicilienne, albanaise ou italo-américaine - sont "taxées" à des taux grotesques: 0,6% dans le cas de la mafia sicilienne !
Pour la Direction antimafia de la justice italienne, la Sicile comptait en 1985 181 familles mafieuses et 5 487 "hommes d'honneur". Dix ans d'une "implacable" répression suivent les assassinats (à Palerme, durant l'été 1992) des juges Falcone et Borsellino - années où, bien sûr, la presse applaudit l'agonie de la mafia. Bilan à la fin 2002 (issu des mêmes sources) : il y a désormais 190 familles mafieuses dans l'île, et 5 200 mafieux connus. Jolie agonie.

Qu'est ce qune mafia, difference criminologique avec un gang et une meute ou un cartel :

La définition du crime organisé est la suivante : « un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves ou infractions établies conformément à la présente Convention pour en tirer directement ou indirectement un avantage financier ou tout autre avantage matériel ».

Une mafia
De manière analytique, une mafia présente plusieurs caractères :

- un territoire

- un rite initiatique

- un mythe fondateur

- une dimension ethnique

- une hiérarchie (souvent existence de grades fixes liés à des fonctions bien précises).

-L'intimidation est préféré à la violence.

-La cooptation héréditaire fréquente.

Une Mafia est une société secrète dont les activités, souvent criminelles mais pas toujours, sont soumises à une direction collégiale occulte et qui repose sur une stratégie d'infiltration de la société civile et des institutions.
En 1991, le juge Falcone décrivait la mafia comme une organisation de secours mutuel qui agit aux dépens de la société civile et pour l’avantage de ses seuls membres.
Une des caractéristiques importantes de la mafia consiste à se poser comme médiateur. Médiateur politique - où elle fait concurrence aux organisations syndicales - mais aussi et surtout économique. Cette position entre l’exploitant et le propriétaire (le plus souvent absent de ses terres) a toujours “été reconnue, à tel point qu’une fiche de police d’un célèbre mafieux du début du siècle lui octroie la profession de “médiateur”.
D’une façon générale, la mafia peut être considérée comme un encadrement des activités criminelles par une classe moyenne violente et parasitaire.
Peuvent etre considéré comme véritables mafia, les 4 grandes mafia italiennes (Camorra, N'Drangheta, Sacra Corona Unita, Cosa Nostra), les triades, la mafia Albanaise, les Yakusa.
Aussi puissant soient ils les crimes organisés Russes, Colombiens, Turques, Nigérians, Français ect...(A l'exception notable de la Corse d'aprés certains experts), ne rentrent pas dans la défintion d'une mafia, ce sont des gangs ou des cartels.


Définition du gang :

six attributs qui caractérisent le gang :

organisation
chef identifiable
identification à un lieu particulier (territoire)
les membres se fréquentent régulièrement
les membres ont un objectif précis
les membres commettent des activités illégales
La dimension ethnique est fréquente mais pas obligatoire comme pour une mafia.
Le rite initiatique est possible mais pas obligatoire.
Il n'y a pas de mythe fondateur. (Souvent résistance historique au pouvoir central pour les mafias).
La violence est privilégié à l'intimidation.
Pas ou peu de transmition de pouvoir hériditaire.
La hiérarchie se limite au chef, si celui-ci disparait, le gang éclate, les lieutenants ne sont pas forcement les successeurs désignés. Ils faut qu'ils s'imposent par la violence.
Le leadership dans une mafia se transmet le plus souvent par un consensus.
Le gang peut etre considéré comme la proto mafia.
Un gang qui se pérénise sur plusieurs dizaines, voir centaines d'années, avec les meme familles de sang dans sa composition, devient une mafia.
Le milieu traditionel français est formé de gangs qui se font et se défont en fonctions des décés et des arrestations, à part en Corse ou des familles sont présentes depuis prés de 80 ans ou les Sicilo-Grenoblois.
Il est trop tot pour dire si les bandes criminelles des banlieux deviendront à terme des mafias (Il faut quelques générations de recul).


les gang de jeunes ou bandes en territoire mafieux sont souvent le vivier des mafias, ils sont inféodés à "l'aristocratie criminelle".

La meute
C'est le regroupement pour un temps réduit ou quelques actions déliquantes d'un groupe d'individus, autour d'un chef charismatique qui peut changer.
La meute est un proto gang, beaucoup plus volatile est moins hiérarchisée, peu inscrite dans un territoire. (ex : Le gang des barbares est qualifié de "meute" par les criminologues).

Le cartel est un réseau de gangs (ou de mafias ou de mafias et de gangs) qui collaborent entre eux.
En général il y a une entitée productrice ou un fournisseur, une entitée convoyeuse et une entitée distributrice.
Le cartel est une chaine qui relie des maillons (gangs parfois mafias) entre eux.

Donc une meute qui se structure devient un gang, un gang qui dure sur des dizaines d'année et qui restent la chose de quelques familles biologiques peut devenir une mafia.
Et un regroupement d'entitées criminelles (gangs ou mafias) pour former un réseau sur un secteur précis, une activité précise est un cartel.
La mafia est une féodalité, une question de pouvoir autant que d'argent.
Ce n'est pas le cas d'un gang.

Pour revenir à Provenzano, il est le dernier des chefs des Corleone historiques.
Ceux qui se sont imposés à la tete de la mafia dans les années 70, au détriment des familles palermitaines et catanaises.
La sauvagerie des Corleone à amener le départ de nombreux hommes d'honneurs de Cosa Nostra, ils ont reformés des cosca (unité, cellule de base de la mafia) dans la Stidda (organistion Sicilienne moins hiérarchisée et moins internationale que Cosa Nostra, surtout présente dans le centre et les zones rurales).
Sa succession est déjà assurée, et son successeur vit dans la clandestinitée depuis plus de 15 ans
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obiwan kenobi
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 5:53

les 5 vrais mafia Italiennes
[b
COSA NOSTRA


LA STIDDA


LA SACRA CORONA UNITA


LA N'DRANGHETA

Organisation
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 5:54

LA CAMORRA


Bien que trés ancienne la Camorra a surtout émergée dans le traffic international de stupéfiants aprés les années 1980. D'abord infoédée à la mafia sicilenne pour les traffics internationnaux, la Camorra peut à peut va s'émanciper et prendre à son compte de nombreux circuit de contrebandes. Ainsi la Cosa nostra aprés avoir sous traité les opérations les plus visibles et les plus dangereuses à la Camorra va se trouver directement en concurence avec celle-ci au niveau internationnal. Les liens de la Camorra avec le milieu méridional français et le banditismes corses vont se développer aprés les année 80, autour de la participation de la camorra dans des casinos français du sud de la France. (voir Michele Zaza)
La Camorra est une organisation basée à Naples et en Campagnie, elle se distingue de la Mafia sicilienne par plusieurs aspects notoires:
-la Camorra est d'origine urbaine, c'est une organisation horizontale (la Mafia sicilienne est pyramidale). Il y a des alliances temporaires entre différents clans, mais pas de commission régionale ou centrale, de coupole, comme en Sicile.
-Pour la Mafia on parle de "familles", pour la Camorra le terme de "clans" parait plus approprié.( le clan est une organisaton mixte à la foi familiale et politique plus ouverte que la "famille" mafieuse sicilenne)
-Les femmes jouent un grand role au plus au niveau dans les clans de la Camorra, la Mafia est exclusivement masculine.
-la Mafia et le mafieux cherche l'invisibilité et la discrétion, la Camorra et le camorriste sont visibles dans leurs fiefs et fiers de leur état. Le camorriste est le plus souvent un "cow boy" flamboyant, à la gachette facile, à mille lieu du mafieux sicilien calme, froid, silencieux et froid.

La camorra fait partie des 4 grandes mafias Italiennes (Camorra=Naples Campagnie, Cosa nostra=Sicile, Ndrangheta=Calabre, Sacra Corona Unita=Pouille, la Sacra Corona Unita est une dissidence relativement récente de la Camorra.). Le chiffre d'affaire cumulé de ses 4 organisations criminelles est évaluée de 1999 à 2002 à 42 milliards d'euros(sources gouvernementales Italienne).

Extrait du livre de Xavier Raufer "LA CAMORRA UNE une mafia urbaine edition La table ronde aout 2005":
:"Superbe et dangereuse machine criminelle, la camorra, secrète et méconnue, incarne une nouvelle forme de mafia urbaine. Une mafia anarchique, baroque. Mais aussi unr mafia virulente, vivace, volatile.
Car aux antipodes de la Cosa Nostra sicilienne qui demeure monarchique et invisible, masculine et impassible, la Camorra s'avère napolitaine en diable.
Ses "clans" naissent des bandes de quartiers. Ses "guerres" font rage en pleine rue. Ses "soldats" flinguent comme ils respirent. Ses "parrains" meurent jeunes. Et ses "marraines" assument la "vendetta"
Aujourd'hui, débordant d'Italie, elle s'illustre dans le pillage des institutions eutopéennes, les traffics internationnauxde drogues et d'armes, les alliances avec les autres grands réseaux mondialisés du crime organisé.
Elle voit surtout son flamboyant modèle subjuguer les capitales des pays pauvres comme les banlieux des pays riches.
Le modèle d'organisation camorriste s'impose désormais comme une menace planétaire du Brésil, au Nigéria en passant par les banlieux des grands pays occidentaux."
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 5:56

Stratégie d'implantation des grandes mafias étrangères en France :

Lorsqu’ils arrivent sur un territoire, les mafieux s’entendent toujours avec la bande locale.
Ils n’interviennent que sur les gros coups, trafic d’armes, la drogue, les cigarettes, les gros hold up et le blanchiment, ils laissent la prostitution, les maisons de jeux clandestines, les machines à sous.
C’est toujours en association, jamais contre, ils ne veulent pas avoir de guerre en France.
Ils ne s’imposent pas par la terreur, mais par l'argent et la corruption. Tuer pour eux, c’est déjà une défaite qui va les gêner.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 5:57

Pour parler des vrais mafias tels que les décrivent les criminologues (voir plus haut), il serait naif de croire qu'elles investissent partout dans le monde, sauf en France.
C'est comme Tchernobyl, le nuage s'arrete pas aux frontières.
Comment s'imaginer que les grandes mafias n'ont pas investis à Paris par exemple.(immobilier, art ect...)
La France reste surtout un lieu de blanchiment et d'investissement.
Donc les mafias y font des affaires légales avec des fonds douteux.
La criminalité française est suffisement puissante pour protéger son territoire.
Les mafias comme dit ci-dessus collaborent avec les différentes criminalités françaises.
Mais on a trouvé des tentaculent ormis la cote d'Azur, de criminalités étrangères, triades, cartel colombiens, gangs russes, albanais, yougoslaves, roumains ect...dans plusieurs endroits en France.
Maintenant la France n'est pas un sanctuaire pour les vrais mafias, une mafia règne uniquement sur son territoire, mais la France est une zone d'activitées mafieuses comme quasiment tous les pays du monde.
De plus la criminalité française est suffisement symbiotique avec son territoire pour ne pas se faire totalemnt déloger.


Il serait illusoire de croire que notre propre criminalité ne soit pas aussi active que celle de certains pays.
Encore un mythe de croire que notre état est plus efficace que certains autres dans le combat contre la grande criminalité.
La French connection fut pendant 40 ans, la plus grande organisation de traffic de drogue du monde, et la plupart de ses membres avaient des cartes tricolores qui leur permettaient d'échapper aux policiers, cartes délivrées par l'état, et dans 20 ans on s'apercevra sans doute, que d'autres réseaux français trafiquent au plus haut niveaux en accord avec certaines parties du monde sportif, du spectacle, politique ou économique.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 6:01

La FRENCH CONNECTION est souvent nommée par les Américains La Corsican connexion, la latine connection ou l'union corse, tant les insulaires la dominent. La French Connection démarre dès avant la seconde guerre mondiale par la mise en place par Meyer Lansky (commandité par Lucky luciano), lors d'une tournée en Europe, d'une association entre la cosa nostra américaine et les truands corses de Pigalle (Stefani) et le gang corso-marseillais du Corse Carbone et du Napolitain Spirito (leur histoire romancée est décrite dans le film BORSALINO). La prépondérence des corses dans le crime organisé français s'expliquent par deux phénomènes :

1.La présence massive d'une diaspora corse dans les colonies Françaises (100 000 en indochine zone productrice de drogue, autant en Afrique du nord,grosse présence au liban) et en Amérique du sud (Porto Rico, Venezuela surtout,mais aussi Argentine et Brésil). Le control des ports Français d'ou transitent les traffics en découle(control de Tanger, Saigon, et surtout Marseille).

2.La structure des gangs corses, qui ressemblent étonnament à celle des "familles" de la mafia sicilienne et de la cosa nostra américaine, favorise le rapprochement entre les deux entités criminels (les affranchis italo-américains appellent dans leur langage codé les Corses les "cousins").Ces gangs ou ces "familles" reposent souvent sur des liens de parentés, ou villageois, et il y a une forte consaguinité entre les membres d'une organisations corse ou sicilienne. Cela explique qu'ils dominèrent leurs rivaux (Continentaux pour les Corses, Irlandais, Juifs, Polonais pour les Italiens du sud) qui comptaient de redoutables gangsters mais dont les bandes beaucoup plus volatiles étaient composées d'individus ayant une meme origine mais pas de liens de sang véritables.

LA FRENCH CONNECTION se développe véritablement avec l'explosion de la demande de drogue aux Etats-Unis dans les année 1950. Aprés la seconde guerre mondiale deux truands s'exilent, Lucky Luciano expulsé des USA vers Naples et Auguste Ricord (surnommé "il commandante") truands corso-provençale qui s'installe au Paraguay. Ils organisent un immense réseau qui fait transiter l'opium et la morphine base des pays producteurs (Indochine,Turquie) aux laboratoires de transformation de Marseille et de Sicile (les chimistes Corses Jo Cesari et Albertini sont ceux qui fournissent l'héroine la plus pure du monde,leurs élèves conserveront jusque dans les années 1980 le monopole de la transformation).
En 1957 une réunion entre la mafia sicilienne, Lucky Luciano (cosa nostra amréicaine), et un représentant du milieu corse (sans doute Jo Renucci) a lieu. Lucky Luciano se lie d'amitié avec Joseph Renucci, truand corse, né à Marseille. Celui-ci controle depuis Tanger le monopole des traffics en Méditteranée occidentale, grace à une petite flotte de bateau et des relais puissants en Afrique du Nord, en Corse et à Marseille ou régnent ses alliés les Guérrini (voir traffic de cigarettes l'affaire du COMBINATI). Tout ces hommes bénéficient d'appuis politiques au plus au niveau. Profitant du contexte de la guerre froide les Guerrini et Lucky Luciano servent d'auxiliaire à la CIA. Les Guerrini et leurs hommes débarrassent le port de Marseille au manche de pioche et à la mitraillette. La CGT en effet sur ordre du parti communiste bloque le déchargement de l'aide Américaine (plan Marshall). Les Guerrini, intime, depuis la résistance du maire socialiste de Marseille dont ils soutiennent les campagnes, vont entrenir de plus, comme tout les truands importants de l'époque des contacts étroits avec les gaullistes et leur structure clandestine (futur S.A.C). Il y eu deux grandes filières, l'une passait par l'organisation d'Auguste Ricord (Méditéranée, Amérique du sud , Mexique, USA), l'autre par le Canada (Méditerranée, Montréal, Chicago, New York). Aprés la décolonisation la FRENCH CONNECTION perdit ses bases outre mer mais garda sa puissance du fait de son savoir faire et de ses capitaux accumulés.
La fin de la FRENCH CONNECtION eu lieu au début des années 1980 aprés l'assassinat du juge Michel par la bande corso-marseillaise dite "d'Endoume" (quartier de marseille), et le démentelement de la pizza connexion sicilienne aux Etats-Unis. Le traffic de drogue s'orientait d'ailleurs de plus en plus vers la cocaine Colombienne. Une nouvelle géopolitique du traffic de la drogue allait naitre. Quelques noms associés à tort ou à raison à la FRENCH CONNECTION :
Coté sicilien Tommaso Buscetta dit le parrains des deux monde, le palermitain Stefano Bontate. Coté Corso-marseillais Auguste Ricord dit "il commandante", les Guérrini, Bistoni dit "l'aga khan", Jo Orsini dit "le sanguinaire", Jo Césari, Jo Renucci, Planche Paolini, la bande d'Endoume (François Girard, Homère Filippi, Charles "lolo" Altiéri, François Cecchi, François Scapula), Gaetan Zampa, Francis le Belge. Coté américain Lucky Luciano, Meyer lansky, La famille Cotroni (Montréal), La famille Bonano (New York).

La FRENCH CONNECTION fut la plus puissante organisation de traffics de stupéfiants du monde de 1950 à 1975.


Dernière édition par le Sam 20 Mai - 7:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 6:05

Les Siciliens de Grenobles

Le rapport d’enquête parlementaire sur la Mafia en France a été présenté officiellement, à Paris en Février 1992.
Bien que la Mafia ne soit pas d’implantation hexagonale généralisée, la France sert de voie de communication à des trafics où l’organisation criminelle est partie prenante et de base de repli .
C’est dans ce cadre que le rapporteur socialiste de la commission, Bertrand Gallet, a parlé, « sous réserve de précision », du cas grenoblois. La mention de Grenoble a aussitôt provoqué des remous dans la capitale des Alpes.
En novembre dernier 1992, devant la commission parlementaire italienne d’enquête sur la Mafia, deux repentis parlent de ramifications de Cosa Nostra en France. Les deux évoquent « des cellules de dix en France », Leonardo Messina ajoutant le nom de Grenoble.
Exactement huit lignes sont consacrées par le rapporteur à l’exemple grenoblois : « La famille installée à Grenoble où vit une forte communauté sicilienne serait rattachée à la famille Sommatino, dont le fief est le village (8.000 habitants) du même nom situé à proximité de Caltanissetta. Un certain Giacomo Pagano, membre présumé de la famille Sommatino et résidant en France, fait l’objet d’une enquête de la police italienne. La famille Sommatino aurait des liens avec le clan de Caltanissetta dirigé par Giuseppe Madonia, qui a été arrêté en mars 1992. » Faut-il voir là une violation d’un secret quand le nom de Giacomo Pagano est cité par la presse italienne, notamment par le quotidien « la Repubblica », depuis le 18 novembre 1992 .
C’est au titre d’un arrêté d’expulsion remontant à 1980, qui faisait suite à une condamnation à plusieurs mois de prison ferme prononcée en correctionnelle pour recel, que Giacomo Pagano, âgé de cinquante-huit ans, revenu en France début 1991, a été reconduit en février 1993 au poste frontière de Vintimille par les hommes de la Police de l’air et des frontières.
Il avait été interpellé le matin même à Cagnes-sur-Mer par les enquêteurs de la PJ de Nice, agissant sur instruction du ministre de l’Intérieur. Une opération conduite par le directeur départemental de la police nationale en personne et qui « marque l’excellente collaboration entre les polices française et italienne », a précisé la préfecture des Alpes-Maritimes.

Elle montre, en tout cas, que les plus hautes autorités de l’Etat ont pris au sérieux l’argument de la commission parlementaire d’enquête sur l’implantation de la Mafia en France , qui rappelait notamment dans son rapport, le 3 février dernier, que ce Sicilien - dénoncé par deux repentis de « la Pieuvre », Leonardo Messina et Antonio Calderone - faisait l’objet d’une enquête de la police italienne pour ses liens avec la famille mafieuse Sommatino (du nom d’un village de l’île de 8.000 habitants).

La famille dirigée par Pagano, installée en France « à Grenoble où vit une forte communauté sicilienne (...), aurait des liens avec le clan de Caltanissetta dirigé par Giuseppe Madonia, arrêté en mars 1992 », précisait le rapport. Quant au chef présumé de cette « famille » Sommatino - Calogero Pulci, conseiller municipal destitué en novembre 1991 pour activités mafieuses -, il est poursuivi en Italie pour complicité de tentative de meurtre et détention d’armes.

Curieusement, la révélation des activités présumées de Giacomo Pagano, dont le nom est régulièrement cité dans la presse transalpine depuis le 18 novembre 1992, et surtout de leurs possibles prolongements de ce côté-ci de la frontière - on parle de trafic d’armes et d’investissement d’argent sale dans l’immobilier - ne fut pas du goût du procureur général de Grenoble, M. Michel Albarède. Le soir même, il polémiquait avec les parlementaires, leur reprochant dans une interview de « démobiliser, par leurs travaux, les forces de police, de gendarmerie et des douanes », allant jusqu’à annoncer qu’il « arrêtait les enquêtes en cours »................
................................Dans les années 1990, on a beaucoup parlé d'une présence de ramifications de Cosa Nostra à Grenoble, où vit une forte communauté sicilienne. Une famille installée à Grenoble dans les années 90 serait rattachée à la famille Sommatino, dont le fief est le village (8.000 habitants) du même nom situé à proximité de Caltanissetta. Un certain Giacomo, âgé de cinquante-huit ans et marié à une Française, venu en France début 1991 alors qu'il tombait sous le coup d'un arrêté d'expulsion remontant à 1980 à la suite d'une condamnation à plusieurs mois de prison, dirigeant présumé de la famille Sommatino, a notamment fait l'objet d'enquêtes de la police italienne avant d'être reconduit en fevrier 1993 au poste frontière de Vintimille par les hommes de la Police de l'air et des frontières. Il occupait un modeste emploi de chauffeur dans une entreprise de déménagement. La famille Sommatino aurait des liens avec le clan de Caltanissetta dirigé par Giuseppe M, qui a été arrêté en mars 1992.

Autre élément pouvant conforter la thèse d'une présence mafieuse dans la région grenobloise, l'arrestation en juin 1994 de Calogero, un des chefs présumés de la Mafia sicilienne, alors qu'il séjournait sous une fausse identité dans sa famille à Rives près de Grenoble. Calogero, conseiller municipal destitué en novembre 1991 pour activités mafieuses, était considéré comme le lieutenant de Giuseppe M, le numéro 2 de Cosa Nostra. Il était au moment des faits recherché pour « association de malfaiteurs, assassinats et extorsion de fonds ».
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 6:18

En France le cas atypique de la Corse
Extrait d'un rapport parlementaire.

UNE CRIMINALITÉ FORTE, PERSISTANTE ET ATYPIQUE
1. Une criminalité violente traditionnellement élevée
De longue date, que ce soit pour les crimes de sang, les attentats à l'explosif ou par mitraillage des biens publics ou privés, ou les vols à main armée, la Corse se distingue par un taux élevé de faits constatés, et par un faible taux d'élucidation.

Ainsi, entre 1979 et 1998, 924 homicides ont été commis ou tentés. De 1974 à 1997, 9 policiers et gendarmes, et 5 élus ont été tués.

Le taux d'élucidation moyen de ces homicides (rapport entre les faits élucidés et faits constatés) pour la période 1979-1998 est de 50 %, alors qu'il est de 82 % pour la même période sur le continent.

Le ministère de l'intérieur indique que " l'absence de témoignages ou d'indices matériels, comme la difficulté de déterminer un mobile de ces infractions, expliquent pour partie cette différence ".

La particularité de cette situation tient à un double aspect : la petite criminalité est relativement faible : ainsi, en 1998, la Corse du Sud se classait, pour le nombre de délits commis pour 1 000 habitants, en 33e position des départements français (36e pour la Haute-Corse). Le déploiement considérable des diverses forces de sécurité enregistre là son résultat le plus probant. Mais en revanche, s'agissant des motifs réels de leur présence, c'est-à-dire la répression des violences terroristes, sous le triple aspect des homicides, vols à main armée et attentats, après avoir fléchi en 1997 et surtout 1998, ces violences sont en nette recrudescence depuis le début de l'année 1999.

Ainsi 105 vols à main armée sont-ils intervenus sur les huit premiers mois de l'année 1999 dont, pour la seule Corse-du-Sud, 23 en mars et 19 en août.


b) L'émergence d'un phénomène mafieux ?
Le terme de mafia, sans doute parce qu'il fait référence à un phénomène qui a prospéré dans un cadre géographique comparable à celui de la Corse, et parce qu'il désigne une forme d'activités criminelles que l'Italie n'a toujours pas pu réduire à néant, ne peut qu'inquiéter. Est-ce la raison pour laquelle l'existence ou non d'activités de type mafieux dans l'île suscite autant de controverses ? Certains responsables de la police ou de la Chancellerie, dont la commission a recueilli le témoignage, ont cru devoir récuser ce terme.

En revanche, plusieurs membres du corps préfectoral ou de la magistrature, exerçant ou ayant exercé leurs fonctions en Corse, ont souligné devant la commission l'existence de collusions constitutives, selon eux, de réseaux de type mafieux.

Ce témoignage inquiétant rejoint celui exprimé en 1994 par le procureur général de Bastia, M. Christian Raysséguier, lors d'une réunion franco-italienne sur le crime organisé :

" La Corse ne paraît donc pas être, sauf de très rares exceptions, une terre de repli, de refuge de mafieux étrangers fuyant l'action policière et judiciaire de leur pays. Il existe en Corse un milieu corse suffisamment organisé, actif et puissant pour ne pas laisser directement agir sur son territoire les organisations criminelles étrangères à l'île.

En clair, et de façon caricaturale, la Corse n'a pas besoin de la mafia sicilienne, calabraise ou napolitaine, elle a la sienne !

Est-il besoin de rappeler que si la population de toute l'île ne représente à peine plus de 0,50 % de la population française, 20 % des individus inscrits au fichier national du grand banditisme se trouvent ou sont originaires de l'île de Beauté ! ".
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 6:21

La mafia corse fait son cinéma

Des coups de feu, deux hommes cagoulés, des cris de panique. Sur le sol pavé, François Paoli, figure incontournable de la mafia corse, est en train de mourir. Sa fille, Sandra, hurle son désespoir. Cette scène, tournée en plein coeur de La Ciotat est la scène centrale de la nouvelle série de Canal+, « Mafiosa ». L'histoire, celle d'une femme propulsée à la tête d'un clan mafieux à la mort de son père. « On s'est énormément documentés. C'est avant tout une saga romanesque, mais toutes les scènes d'action de banditisme sont basées sur des faits réels », explique la productrice, Nicole Collet.

Le tournage se déroulera jusqu'en juin dans les alentours de Marseille, mais très peu en Corse, « essentiellement pour des raisons pratiques et financières », assure la production. La région possède toutes les infrastructures nécessaires et les ruelles de La Ciotat sont, de l'avis général, tout à fait raccord avec celles du vieux Bastia. A la tête de la réalisation, Louis Choquette, Québécois d'origine et a priori sans grande connaissance de la Corse : « J'ai été très étonné qu'on fasse appelle à moi ! La production voulait en fait un regard neuf et neutre. Et puis je suis très bien conseillé. »

Pierre-Marie Mosconi, comédien corse, veille en effet à ce que tout soit le plus réaliste possible, notamment l'accent des acteurs. Et quelle sera, d'après lui, la réaction des Corses ? « Il y aura toujours des esprits chagrins qui vont critiquer, mais il faut arrêter de cantonner l'île à ses bergers et à ses chèvres. Les clans mafieux sont bien réels. »
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 6:27

Interview : Planète mafia

Publié dans "L'actualité" (hebdomadaire d'information du Québec) du 15 octobre 2004


PAR MICHEL ARSENEAULT


Pendant que le monde a les yeux tournés vers al-Qaida ou l'"axe du mal", le crime organisé, lui, prolifère. Et représente la menace planétaire numéro un, dit le criminologue français Xavier RAUFER.

La Chine est un État "policier" ? Faux. Pour le plus grand bonheur des triades de Hongkong, c'est l'un des moins "policés" du monde. En Italie, la lutte antimafia est venue à bout du crime organisé? Faux. Les sociétés criminelles y extorquent encore 12 milliards de dollars annuellement aux entreprises. La pègre turque s'installera tôt ou tard en Europe? Faux. Scotland Yard estime qu'elle est déjà - depuis 2001 - "l'organisation la plus meurtrière" au Royaume-Uni.

Le Français Xavier Raufer, écrivain et chargé de cours à l'Institut de criminologie de Paris, affirme, dans Le grand réveil des mafias (JC Lattés), que le crime organisé est "la menace planétaire numéro un". Pourtant, les puissants de ce monde ne voient pas les choses du même oeil. Surtout depuis que les Etats-Unis ont d'autres priorités. Le FBI a récemment muté 600 (!) de ses agents vers la lutte antiterroriste. Et Raufer pense que la mafia italo-américaine a de beaux jours devant elle. "Malgré une répression parfois efficace, sous un vernis de moralisme, l'Amérique semble finalement s'accommoder de la mafia", écrit-il.

La situation n'est guère différente en Europe. En 1992, la hiérarchie de la mafia sicilienne s'écroulait en même temps que la Démocratie chrétienne, le parti politique le plus compromis avec elle. Dix ans plus tard, on dénombrait 190 familles mafieuses en Italie! "On ne sait pas comment tuer les sociétés criminelles, dit Raufer. Elles sont à peu près indestructibles. La seule méthode, c'est l'isolement. Comme avec le SRAS."

L'actualité a rencontré Xavier Raufer à Paris.

Comment expliquer l'impunité dont bénéficient les mafias ?

Il faut dissocier les individus criminels et les structures criminelles. Chaque jour, des mafieux sont arrêtés et mis en prison. Cela ne perturbe en rien le fonctionnement de la structure elle-même. Jusqu'à aujourd'hui, les grandes sociétés criminelles sont à l'abri de la répression. Même si on arrête la moitié de la famille Gambino, à New York, elle continuera à fonctionner. La mesure la plus sérieuse et la plus juste, en dehors de l'arrestation des individus, consisterait à confisquer les profits du crime. Si le crime ne paie pas, alors pourquoi le commettre? Aux Etats-Unis, champions de la confiscation d'argent criminel, on arrive à en récupérer à peine 25%. Les grandes sociétés criminelles - les yakusas, les triades chinoises, les mafias sicilienne, albanaise ou italo-américaine - sont "taxées" à des taux grotesques: 0,6% dans le cas de la mafia sicilienne !

Vous soutenez que la mondialisation rend la lutte antimafia encore plus difficile. Pourquoi ?

La mondialisation ne se fait pas partout au même rythme. Un exemple : on trouve depuis très longtemps des prostituées près de la place de l'Étoile, à Paris. Dans le passé, c'étaient souvent des dames plus toutes jeunes. Dans la nuit du 11 au 12 novembre 1989 est tombé le mur de Berlin. Et en décembre, de toutes jeunes Russes avaient déjà remplacé les dames d'un certain âge. En clair: trois semaines après la chute du Mur, la prostitution a changé de visage! J'ai demandé au préfet de police de Paris combien de temps il avait fallu aux policiers pour adresser la parole à leurs homologues russes. Réponse: trois ans! La différence entre les deux rythmes est là: trois semaines, trois ans. C'est la même chose pour la mondialisation économique. Elle va beaucoup plus vite que la mondialisation du droit. Voilà pourquoi la criminalité prospère.

Qui dit mafia dit d'abord criminalité économique...

Exactement. Voilà des gens qui brassent des fortunes colossales. Un petit clan de Naples, regroupant une quarantaine de camorristes, existait depuis près de 10 ans dans un quartier populaire : on lui a saisi récemment des millions d'euros, 66 voitures de luxe, des villas, des commerces, une douzaine d'entreprises qui étaient sous sa coupe, etc. L'activité criminelle est ce qui rapporte le plus d'argent le plus vite. Les bénéfices servent à corrompre. D'abord, on essaie de vous acheter et, après cela, de vous intimider. Cela tient en une seule phrase : "On sait où tes enfants vont à l'école..."

Vous écrivez que les hommes et les femmes politiques hésitent à s'attaquer à la mafia. Pourquoi ?

Les États démocratiques ont d'énormes avantages : ils ne vous cueillent pas en bas de chez vous à six heures du matin pour vous emmener vers une destination inconnue. Mais ils ont quand même un certain nombre d'inconvénients, dont l'énorme poids de l'opinion publique. Si quelque chose est très grave, mais que le public ne s'y intéresse pas, les hommes et les femmes politiques ont peu d'incitation à s'en occuper. Que veulent les Français? En gros, ils veulent pouvoir envoyer la petite à la boulangerie sans qu'il se produise de drame. Le ministre de l'Intérieur a donc une incitation très forte, s'il veut être réélu, s'il pense à une carrière politique future, à s'occuper de la délinquance des rues. La criminalité organisée, elle, est presque invisible.

On accepte la mafia, dans le fond...

On ne l'accepte pas : on ne la voit pas. Le trafic de déchets toxiques, par exemple, figure parmi les activités criminelles extrêmement graves pratiquées dans le sud de l'Italie. Pour une usine, faire détruire ces déchets dans les règles de l'art coûte cher. C'est plus intéressant de les donner à n'importe qui, de verser une somme en liquide et de ne pas trop poser de questions... Après cela, ces ordures, renfermant du plomb, des solvants, des métaux lourds et autres produits dangereux, seront déversées dans la nature. La camorra napolitaine l'a déjà fait en Campanie. Dans les cinq ans qui ont suivi l'implantation d'une décharge de déchets toxiques, on a vu les cas de cancer augmenter de 400% chez les enfants et les adolescents. Pourquoi? Parce que des métaux lourds étaient parvenus jusqu'à la nappe phréatique et qu'ils étaient entrés dans la chaîne alimentaire. Mais le lien entre la camorra et les cancers en question est invisible. Il a fallu des années pour le découvrir. Il n'y a pas de pression de l'opinion publique pour lutter contre le crime organisé.

Pourquoi les mafieux ont-ils encore l'image de Robin des Bois ?

Pour beaucoup de gens dans le sud de l'Italie, la camorra est quelque chose qui vous trouve un emploi. Quand on a un souci, on rend visite au capo [chef] du coin. On voit les petits avantages à court terme, mais pas les désastres à plus ou moins long terme, les dégâts pour l'environnement, les finances publiques ou l'emploi. Personne n'investira dans une ville contrôlée par des criminels. Pour beaucoup de gens, prier saint Antoine et aller voir le capo du coin, c'est du pareil au même. Dans les deux cas, on est exaucé. Les gens ont vu Le parrain et ça leur semble sympa, finalement, la mafia.

Avez-vous été étonné par les yakusas que vous avez rencontrés au Japon ?

J'ai été surpris de voir à quel point les sociétés criminelles au Japon sont légales. Quand vous rencontrez un chef yakusa, c'est dans ses bureaux. Au rez-de-chaussée, il y a une plaque avec le logo du clan. Quand il pleut, un portier vous raccompagne à votre voiture avec un parapluie qui porte le nom du clan ! Quand un chef sort dans sa grosse Mercedes, le policier au carrefour arrête la circulation ! Ce serait inimaginable partout ailleurs dans le monde.

Cela tient-il aux brèches juridiques que les yakusas ont su exploiter pour créer des façades légales ?

Le Japon est une société très organisée, très structurée. On ne laisse rien à l'improvisation. A partir du moment où ces gens-là se contentent de faire des choses dans les limites de ce qu'on leur permet de faire, on les supporte. Il y a un certain temps, des organisateurs ont fait une rave. Cela a été un désastre. Beaucoup de drogue circulait. Les parents étaient furieux. Et le préfet de police de Tokyo a été injurié. Les autorités ont donc décidé que désormais ce serait un clan de yakusas qui s'occuperait des raves ! Un chef yakusa m'a dit que, la fois suivante, les premiers vendeurs de drogue, photographiés et filmés, se sont fait mettre le pistolet sur la tempe et se sont fait dire: "La prochaine fois qu'on te trouve ici, t'es mort!" Les parents étaient heureux. Et il n'y a pas eu un seul blessé.

Et maintenant les autorités sont redevables aux yakusas de leur avoir rendu ce "petit service" ?

C'est un échange perpétuel. Le fils d'un ami français a récemment suivi un stage dans un commissariat de police au Japon. Un jour, le commissaire lui a dit: "Demain, tu mettras ton beau costume et ta belle cravate parce qu'on a une visite à faire..." Ils sont allés solennellement rendre visite au chef du clan yakusa du quartier. Ils ont pris le thé et le commissaire a réglé ses affaires avec le chef yakusa en disant: "Les deux gars de ton clan qui ont été libérés il y a trois mois, nos hommes les ont vus en train de vendre de l'héroïne. Tu sais pourtant qu'ils n'ont pas le droit." Le chef yakusa répond: "Je leur avais dit, pourtant. Du haschisch, à la limite, mais pas d'héroïne. Je vais les engueuler." C'était leur façon à eux de résoudre leurs petits problèmes. A la fin, ils se sont quittés en bons termes. Tout le monde est tenu par tout le monde. Il n'y a pas un calcul machiavélique des dirigeants nippons qui se disent: "Finalement, ça marche plutôt bien pour tout le monde..." Ils sont tenus. Si vous acceptez de la drogue ou des filles, les yakusas vous feront chanter. Le gouvernement japonais ne sait pas comment se tirer de cette affaire-là. Surtout que, dans sa culture, il ne peut même pas l'avouer. Ce serait perdre la face. Pourtant, les yakusas sont à l'origine du pire krach qu'ait connu le Japon. La bulle immobilière qui a gonflé à partir des années 1980, c'étaient eux. Ils achetaient des immeubles le matin pour les revendre le soir même. Et tout cela s'est effondré. En décembre 1989, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo était à 32 000 points. Il est tombé à 10 000 points. L'économie japonaise ne s'en est jamais remise.

Doit-on s'attendre à un rapprochement Tokyo-Palerme ?

Aucun rapprochement n'est possible. Cela ne fonctionne pas comme la diplomatie ! Il peut y avoir des deals, mais jamais d'alliance. Le long terme n'existe pas. On se met d'accord sur 400 kilos de cocaïne. Une fois que c'est livré, chacun reprend ses billes. Dans les sociétés criminelles, les gens se méfient terriblement les uns des autres.

L'esprit de clan est moins prononcé dans le crime organisé russe que dans la mafia sicilienne. Qu'est-ce que cela change?

Ni le crime organisé russe ni les cartels d'Amérique latine ne sont véritablement des mafias, parce qu'ils n'ont pas la dimension historique de la mafia sicilienne, l'"aristocratie" du crime organisé. En matière de répression, cela change tout. Une structure nouvellement constituée est plus facile à démanteler qu'une société criminelle qui existe depuis des siècles.

Ce serait plus facile de venir à bout des Russes que des Siciliens ?

Oui, sûrement. Il faut comprendre que la mafia sicilienne bénéficie d'une aura, même d'une mystique. Un exemple de cela m'a été raconté par un jeune magistrat qui venait d'être nommé à Palerme. Il descend de l'avion. C'est la première fois de sa vie qu'il met les pieds dans cette ville. Il se rend au tribunal. Comme il est presque midi, on lui demande de revenir à 14 h. Il décide d'aller se promener et s'arrête, au hasard, à une terrasse. Il commande un café. "Je vous dois combien?" demande-t-il au garçon, qui lui répond: "Monsieur le juge, c'est gratuit pour vous. Bienvenue à Palerme!" Il était en Sicile depuis moins d'une heure, mais avait déjà été repéré ! La mafia sicilienne, c'est la Rolls-Royce du crime organisé. Les Russes ne savent pas faire cela.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 6:54

Europe la mafia émergente


Tous les pays ont un "milieu" criminel. Peu nombreux sont cependant ceux qui ont suscité une authentique mafia, une société secrète permanente dotée de rites d'initiation, d'une loi du silence et pratiquant un recrutement clanique. La Cosa Nostra Sicilienne, les triades chinoises et les Yakuza japonais sont célèbres, mais on connaît mal en revanche la mafia albanaise, telle qu'elle opère dans ses fiefs d'Albanie, de Macédoine et du Kosovo, partout en Europe - et même en Amérique du nord. La drogue, la contrebande, l'émigration illégale, la traite des femmes - en un mot tout le répertoire des activités criminelles - sont parmi les rares industries à connaître un essor spectaculaire dans les Balkans. La mafia albanaise , crainte pour sa férocité, ses vengeances implacables, va même jusqu'à inspirer un grand respect aux puissantes familles mafieuses de Sicile. « Drogue, prostitution, cigarettes, trafic d'armes : la pègre est partout », se lamente l'ancien chef de la police de Vlora (Albanie). « La mafia contrôle à peu près un tiers de l'économie, ajoute un spécialiste de la Banque mondiale. Elle sera la grande gagnante de la crise »
Structure
Les mafieux Albanais sont soumis à un « code d'honneur », le Canon du 15ème siècle écrit par Leke Dukagjini. En plus du mariage, de la famille et de la propriété, il y est question d'honneur : il est impossible de revenir sur une parole donnée. Ce Canon a régi la vie quotidienne des clans du Nord et de l'Est du pays jusqu'au 20ème siècle et a codifié la pratique de la vendetta. Lors de la chute du communisme en 1990, les criminels dont la vie et les pratiques avaient peu changé depuis la Guerre Froide se sont convertis aux méthodes modernes. Ils ont traversé les frontières au début des années '90 et le mouvement migratoire s'est poursuivi même après la guerre du Kosovo. Ils ont commencé à travailler comme assistants dans des réseaux de trafic de drogue déjà existants dirigés par des Turcs et des Kurdes. D'après la police, ils sont rapidement parvenus à se tailler une place et faire valoir leurs « droits ». Les clans du crime albanais sont organisés selon les anciennes règles de la vie rurale. Le chef de chaque clan reçoit l'allégeance d'un groupe de vassaux qui ont souvent des liens de sang avec lui. Ils se réunissent en comité, nommé « Bajrak », où l'on discute de nouvelles entreprises. Par exemple, la somme nécessaire à l'ouverture d'une maison close à Soho sera fournie par les membres du comité et une partie des profits sera expédiée aux proches restés au pays.

La loi du silence est inviolable. Les Albanais ont quatre atouts dans leur manche : comme toute mafia florissante, ils bénéficient d'un lieu sûr dans leur patrie et d'une large diaspora ; leur pays se situe au carrefour des plus importantes voies du trafic de drogue ; leurs contacts avec l'Armée de Libération du Kosovo leur ont permis de se fournir en armes et, enfin, ils sont résolus à employer une violence extrême.

Activités

La Mafia Albanaise contrôle plus de 70 % du marché de l'héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne et dans les pays scandinaves, des milliers de prostituées "travaillant" dans des conditions horribles, de l'Italie à la Suède, des dizaines de commandos de cambrioleurs ultra-professionnels, formés d'anciens militaires ou policiers. En Angleterre, des Albanais, qu'ils soient originaires d'Albanie ou du Kosovo, sont soupçonnés par Scotland Yard de chantage, de possession d'armes et de vols qualifiés. En fait, la Mafia Albanaise sévit dans six principaux secteurs d'activités : la drogue (principalement l'héroïne, dont l'acheminement passe par la « route des Balkans », à partir de la Turquie) ; la contrebande, qui a connu un essor considérable grâce à l'embargo contre la Yougoslavie depuis près de huit ans (principalement le trafic de cigarettes); la prostitution (les mineures sont enlevées dans les camps de réfugiés kossovars par leur compatriotes, en Albanie ou bien récupérées de force une fois acheminées clandestinement en Europe de l'Ouest), le trafic d'armes (stocks pillés durant l'insurrection de Tirana en 1997, approvisionnement en Allemagne de l'Est ou encore auprès des mafias russe et italiennes implantées en Suisse, en Belgique et en Italie) ; le racket (principalement au détriment des réfugiés kossovars et des diasporas albanaises de l'Ouest ; enfin, l'acheminement d'immigrants vers l'Union européenne.


Prostitution

Les Albanais dirigeraient la traite des femmes pour toute la Grande-Bretagne à destination du marché de la prostitution. Scotland Yard, le service de police britannique, estime que les gangs albanais contrôlent près de 75 % de la prostitution à Soho, à Londres. Les personnes impliquées dans ces réseaux sont pour la plupart des femmes et des enfants victimes de formes modernes d'esclavage, enlevées et manipulées par leurs patrons. À leur arrivée à Soho, les Albanais ont fait main basse sur le réseau de prostitution sans crier gare. Rien que pour Soho, chaque année, plus de 18 M€ , fruits de l'exploitation de près de mille prostituées, retournent en Albanie .

Les grandes villes d'Europe occidentale sont les premières destinations du trafic de femmes, car ces villes constituent les places principales de l'industrie du sexe. Les femmes arrivent du monde entier, même si un grand nombre proviennent des pays d'Europe de l'Est » : voilà comment Interpol résume sobrement le boom du « business » de la prostitution sur le Vieux Continent. Depuis les années 90, l'arrivée de prostituées de la République tchèque, de Bulgarie ou d'Albanie n'a cessé d'augmenter. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, 300 000 femmes venues de l'Est se prostituent en Europe occidentale. En France, où il y aurait entre 15 000 et 18 000 prostituées, les femmes venues des pays de l'Est en représentent environ un quart. Ces nouveaux réseaux de prostitution, notamment ceux contrôlés par la mafia albanaise, sont d'une violence inouïe. Les rares prostituées qui osent parler décrivent une nouvelle forme d'esclavage, en plein coeur de l'Europe.

« Des femmes achetées et violées collectivement dans des camps »

« Les réseaux de prostitution albanais constituent la forme de "voyoucratie" la plus primaire. Il existe des camps de soumission, où les femmes sont achetées et violées collectivement avant d'être acheminées vers les grandes villes européennes »

A Bruxelles, la moitié des prostituées seraient de nationalité albanaise. Pour la justice belge les « centres de formation » sont situés en Albanie : les jeunes femmes y sont vendues pour aller « travailler » à Londres, Hambourg ou Paris. « Selon leur beauté, leurs dons pour les langues étrangères et leurs aptitudes professionnelles, leur prix de vente à la fin 1999 allait de 10 000 à 15 000 francs » A Milan, il existerait un véritable « marché aux femmes », où les différents réseaux passent commande. Une fois en activité en Europe de l'Ouest, les prostituées sont soumises à une forte pression de la part de leurs proxénètes.

Stupéfiants

Si pour Scotland Yard, c'est l'argent de la drogue qui a permis à la mafia Albanaise de prendre le contrôle de la prostitution à Soho, d'autres observateurs estiment généralement qu'elle s'est spécialisée au début dans la prostitution pour pouvoir investir ses gains dans le trafic de drogue. Le criminologue Xavier Raufer estime que le Kosovo est devenu le paradis des trafiquants de drogue. Il accuse l'OTAN d'avoir ouvert la boîte de Pandore en toute connaissance de cause. " Pour lui, La guerre du Kosovo a déclenché un cataclysme criminel énorme "

En l'année 2000, les spécialistes Italiens de la lutte antimafia traquaient les liens financiers entre les trafiquants de drogue proches d'Al Quaïda et les caïds siciliens ; ils affirmaient qu'une fois la cargaison d'héroïne arrivée en Italie « c'est la mafia albanaise alliée avec la Cosa Nostra sicilienne qui se chargeait d'alimenter les marchés européens et américains »

Concernant la drogue dure, les clans Albano-kossovars semblent avoir acquis une position dominante, parfois monopolistique, dans le trafic international d'héroïne, celui de la cocaïne étant partagé avec les « leaders » mondiaux que sont les « Cartels » mexicains et surtout colombiens. Depuis le début des années 90, en effet, le système criminel en vigueur en Italie et en Europe de l'Ouest a considérablement évolué. Les Turcs ont conservé le monopole du marché en gros de l'héroïne, mais ont cédé aux Albanais, principalement kossovars, le contrôle de l'acheminement vers l'Ouest. Cette nouvelle configuration nécessite des centres de stockage, situés principalement en Hongrie, mais également en République Tchèque et en Bulgarie, principales plaques tournantes de la mafia albanaise à l'Est. D'après un rapport d'Interpol daté de novembre 1997, «les Albanais du Kosovo détiennent la plus grande part du marché de d'héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en Tchéquie, en Norvège, en Suède, en Pologne et en Belgique », et ils représenteraient à eux seul près de 15 % des arrestations d'Interpol pour le trafic de drogue. En avril 1999, les brigades anti-mafia de Bulgarie signalaient une véritable explosion du trafic d'héroïne depuis le début de la guerre du Kossovo. Les policiers des stups et les experts d'Interpol sont-ils impresionnés des quantités phénoménales de drogue saisies auprès des réseaux albanais. Pour Xavier Raufer, c'est bien « la preuve que la mafia albano-kossovare joue désormais un rôle central dans le narco-trafic européen et que la guerre du Kossovo a bel et bien déclenché un cataclysme criminel énorme dont les Balkans souffrent déjà et dont l'Europe, occidentale comme orientale, ressent maintenant les premiers effet ».
La Suisse, qui accueille environ 200 000 réfugiés albanais (deuxième communauté immigrée du pays), est l'une des principales plaques tournantes du trafic de drogues et d'armes vers l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie et la République tchèque, où la police soupçonne les nombreux vendeurs et fabriquants albanais de bijoux en or de procéder au blanchiment de l'argent du trafic. Le 10 décembre 1998, le quotidien londonien The Independant révélait que les mafieux albanais contrôlaient 70 % du marché suisse de l'héroïne. Ce sont d'ailleurs près de 2000 Albanais du Kossovo qui croupissent actuellement dans les geôles helvétiques pour trafic de stupéfiants. La Scandinavie est devenue une zone de refuge pour les criminels albanais. Plusieurs trafics de drogue dirigés par de jeunes Kossovars ont été démantelés au cours de l'année 1999. Arrêté le 23 février 1999 par la police tchèque, le « parrain » kossovar Princ Dobroshi avouera, selon un rapport du BIS (service de sécurité tchèque) publié le 12 mars dans les journaux praguois, que « le trafic servait à financer des achats d'armes. livrées à l'Armée de Libération du Kossovo ».
De fait, d'après un Rapport de 24 pages des services de renseignement de l'Otan révélé par le Washington Times du 5 juin 1999, les liens entre la mafia albano-kossovare, l'UCK et l'actuel boom de l'héroïne en Occident ne fait plus aucun doute. D'après ce rapport, « de nombreux membres de l'UCK sont plus ou moins impliqués dans le marché juteux de l'héroïne. La route des Balkans générerait plusieurs dizaines de millions de dollars par an »
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Sam 20 Mai - 16:26

j'ai bien aimé ton aperçu sur la mafia méditerranéenne occidentale, y a beaucoup de chose que je retrouve sur ce que je fais en histoire médiévales avec les grandes familles italiennes, on a toute une série de sorte de constitution de clan, codes écrits, qui concerne des gros clan avec des conseil de sages qui décident des alliences de la gestion du patrimoinde etc et qui sont véritablement un état dans un état. Pour moi il est évident que c'est une prétique très ancienne et que la mafia n'est pas si récente que cela.
A ce propos, certains pensent que la mafia sicilienne a pris de l'ampleur lors de la réunification de l'Italie, il y a eu une grande periode pour la sicile de désorganisation du pouvoir, et ce sont des familles d'un nouveau genre qui ont repris la relève car je vous signale que la sicile faisait parti du royaume des deux siciles sur le trone des Bourbons et que jusqu'au XIX 1860, c'était des familles aristocratiques qui avaient l'aura mystique et politique dans une société qu'on trouvait très archaique (les états du sud de l'italie ont toujours été en coupure très net avec le Nord)

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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Lun 22 Mai - 7:12

Je prépare un post sur la mafia et le monde people artistique et sportif
pour vous allécher :

Citation :
dimanche 21 mai 2006, 0h00
Mariah Carey, liée à la mafia !
Une histoire louche !

Cette révélation a fait l´effet d´une bombe ! En effet, on a appris que la grande et si irréprochable Mariah Carey aurait dîné à plusieurs reprises avec des membres de la mafia new-yorkaises du temps de son mariage avec le producteur Tommy Mottola (patron de sony music).
Lorsqu´il travaillait encore dans la section criminelle du FBI, Joaquin Manuel Garcia a avoué avoir eu en sa possession une série d´enregistrements très confidentiels du parrain Greg de Palma, jugé cette semaine pour plusieurs crimes à la cour de Manhattan. Dans ces enregistrements, on pouvait très clairement entendre De Palma parler de Mariah. Selon lui, elle était « gentille, tranquille et réservée ». Nul doute, le mystère plane sur cette affaire ... que nous cache-t-on d´autre ?


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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Dim 28 Mai - 6:54

J'ai trouvé des articles de journaux datant du XIX e Siècle traitant sur la mafia italienne.

Morale et mafia en Italie.
En Sicile, nombreux sont ceux qui pensent que chacun (...) dois se faire respecter de tous, en toute circonstance et dans tous les actes de la vie, sans recourir aux autorités constituées. Celui qui pense ainsi et agit en conséquence est un mafioso comme est un gentilhomme celui qui, offensé, au lieu d'invoquer le Code Pénal, recourt au code chevaleresque.

N Colajanni, La sicile dai Borboni ai Sabaudi, 1887, trad par AM Sohn et J Bouillon.


La Mafia et la Police
Aujourd'hui, la police, en ville comme à la campagne, s'est ralliée quelques chefs de quartier, s'en est fait des amis, les a appatés avec des discours mielleux et de petites faveurs et en a fait des indicateurs. Elle parvient grâce à eux à connaitre les crimes commis et les hommes qui les ont perpétrés. La Questure a raisonné à peu près ainsi : "Ces hommes sont des mafiosi, donc ils connaissent tous les malfaiteurs du quartier ; ce sont des mafiosi et, par là, ils jouissent d'une grande considération dans cex milieux, ils profitent de leur confidences (...). Je les cajolerai, leur concéderai quelques légères faveurs et en ferai autant d'espions." Voilà le raisonnement de la Questure, mais la Mafia raisonne comme elle, et le mafioso a trouvé son compte danc cettre affaire. Il se dit : "Il faut céder et j'ai intérêt à me montrer ami de la Questure. En m'y refusant je n'obtiendrai pas la plus petite faveur, au contraire je risquerai d'être persécuté. Donc, je n'ai qu'à faire semblant. Je ferai des rapports, je donnerai des imbéciles pendant que les malfaiteurs seront prévenus (...). " La Questure croit être bien servie (...).

Extrait d'un arti paru le 20 jav 1874 dans Il Precursore, cité par GC Marino : L'opposizione mafiosa (1870 1882). Trad par trad par AM Sohn et J Bouillon.

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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Dim 28 Mai - 7:00

Pour un roman qui met dans le contexte de la naissance de la mafia contempo, je recommande le Guépard roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, qui décrit la situation de l'Italie du sud en particulier la Sicile pendant l'unification de l'Italie avec les troupes de Garibaldi, l'histoire est une histoire d'une grande famille aristocratique qui voit son prestige s'émietter pour n'etre plus qu'une farce, on voit l'emergence de nouvelles figures dans cette Italie Pitoresque du Sud qui va faire le creusot de la mafia italienne, en reprenant une mentalité contemporaiene avec des réalités politiques et contextuel mais aussi en se projetant dans un passé mythique en recréant un système féodal, en reprenant des idéaux de ces familles aristo évincées, retour des grandes villa prestigieuses, des patriarches, place de mystique catholique forte... en se basant sur une manne économique toute nouvelle pour pouvoir donner les moyens à sa politique local de prestiuge et de pouvoir. La mafia c'est aussi le renouvellement des grandes familles du sud !

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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:37

SabinaSabinus a écrit:
Pour un roman qui met dans le contexte de la naissance de la mafia contempo, je recommande le Guépard roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa!

Trés bon livre en effet sur la génèse de la mafia, avec l'unification Italienne., et la décadence de l'aristocratie du sud de l'Italie.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:37

Les films ou on apprends tout sur le fonctionnement de la mafia :

Les affranchis :


Réalisé par Martin Scorsese

Avec Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci

Film américain. Genre : Policier
Durée : 2h 21min. Année de production : 1990
Interdit aux moins de 16 ans

Titre original : Goodfellas



Depuis sa plus tendre enfance, Henry Hill, né d'un père irlandais et d'une mère sicilienne, veut devenir gangster et appartenir à la Mafia. Adolescent dans les années cinquante, il commence par travailler pour le compte de Paul Cicero et voue une grande admiration pour Jimmy Conway, qui a fait du détournement de camions sa grande spécialité. Lucide et ambitieux, il contribue au casse des entrepôts de l'aéroport d'Idlewild et épouse Karen, une jeune Juive qu'il trompe régulièrement. Mais son implication dans le trafic de drogue le fera plonger...

D'aprés l'histoire vrai d'Henri Hill
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:39

Le parrain, la saga trois films de 1930 à 1980



Ce film fait partie de la Saga Le Parrain
Date de sortie : 15 Mars 1972
Réalisé par Francis Ford Coppola

Avec Marlon Brando, Al Pacino, James Caan

Film américain. Genre : Drame, Policier
Durée : 2h 55min. Année de production : 1972
Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : The Godfather



En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, " parrain " de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo, " parrain " de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l'attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père...
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:39

Donnie Brasco


Basé sur une hstoire vrai.

Date de sortie : 19 Mars 1997
Réalisé par Mike Newell
Avec Al Pacino, Johnny Depp

Film américain. Genre : Policier
Durée : 2h 5min. Année de production : 1997





En 1978 a New York, l'agent special Joe Pistone est designe par le FBI pour infiltrer le clan Bonanno, une des familles les plus puissantes de la cote Est. Il contacte un modeste porte-flingue de l'organisation, Lefty Ruggiero, aupres duquel il se fait passer pour un specialiste en joaillerie du nom de Donnie Brasco. Coupe de son milieu, Donnie va peu a peu s'identifier a ceux qu'il doit detruire.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:40

Les Soprano. série


Série créée par David Chase en 1999
Avec : Steve R. Schirripa, Vincent Curatola james gandolfini Michael Imperioli Lorraine Bracco Eddie Falco Dominic Chianese tony sirico
Format : 50 mn. - Genre : Mafia vu de l'intérieur



Les Soprano sont une famille apparemment tout à fait normale. Tony (James Gandolfini), le père est représentant syndical dans une entreprise de ramassage d’ordure. Marié, 2 enfants, la famille vit paisiblement dans une grande et belle maison.
Sa femme Carmela (Eddie Falco) ne travaille pas et partage ses journées entre ses enfants, sa maison, et diverses œuvres de charité. Bref une famille tout à fait banale…

Il ne faut cependant pas se fier aux apparences, Tony passe ses journées dans un club d’où il dirige son organisation, et sa deuxième famille : la mafia.
Tout irait parfaitement bien si ce n’était le moral de Tony, le manque d’enthousiasme qu’il rencontre à diriger sa famille. Il se sent las, en manque d'énergie, et finit par entrer dans le cabinet d'une psy…


L'esprit de la série
Difficile de classer cette série dans une catégorie. Sous des airs de série policière, la série joue dans un univers plus psychologique. Parsemée des scènes plutôt violentes, au cœur luttes de pouvoir, la série repose essentiellement sur l’état d’esprit de Tony Soprano, et les difficultés qu'il rencontre dans un monde qui a changé, où les règles qui régissent la mafia ne sont pas toujours adaptées.

Tout cela nous offre un univers unique, attachant et riche en suspens.
La série s’appuie énormément sur les performances de ses interprètes. Vous pourrez y retrouver des acteurs vus dans les plus grands films traitant de la mafia comme Tony Sirico (Paulie) vue dans " Le parrain II " ou " Les affranchis ". Saluons aussi Eddie Falco (vue dans "OZ") interprète de Carmela la femme de Tony qui nous offre une performance admirable pour laquelle elle a été récompensée à plusieurs reprises.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:40

Casino. Histoire vraie de la mafia à las vegas dans les années 70




De martin Sorcese avec R.De niro, Joe Pesci, Sharon Stone.

Histoire complète :

L'histoire
Las Vegas 1983, une voiture explose avec à son bord Sam "Ace" Rothstein (Robert De Niro).
Dix ans plus tôt, Rothstein, bookmaker de grand talent, est nommé, sans licence qui l'autorise, à la tête du Tangiers, un des plus beau casino de la ville. La ville est contrôlée par la mafia italienne, sous la couverture du syndicat des camionneurs. Ace, dont les talents de joueur ne sont plus a démontrer est l'homme de situation, pour ce qui est de ramener le maximum d'argent. Il est aidé de Nicky Santoro (Joe Pesci) qui effectue les basses besognes. A une table de jeu Ace découvre Ginger (Sharon Stone), call girl de luxe, dont il tombe aussitôt amoureux. Elle devient rapidement sa maîtresse, sans abandonner son premier boulot. Elle est au service de Lester (James Woods), parasite sans charme, qui la tient à sa merci. Nicky Santoro s'installe définitivement à Vegas, servir les intérêt du casino et de Ace. La nouvelle direction du casino fait la vie dure aux tricheurs, ils disparaissent vite de la circulation. Ace, toujours accro à Ginger, lui demande de l'épouser, mais elle refuse, faute du manque d'amour qu'elle lui porte. Il insiste lourdement, sûr de son fait, et elle cède avec en plus, un enfant à la clé. Seulement elle reste liée à Lester. Ace essaie de la convaincre de l'aimer, en lui offrant tout ce dont elle rêve, et lui confiant d'énormes sommes d'argent pour les temps difficiles qu'elle seule a les moyens d'utiliser. Entre le talent de Ace et "l'ardeur" que Nicky met à l'ouvrage, le Tangiers devient vite le casino le plus puissant de la ville. Mais l'attitude de Nicky perturbe la ville et il est interdit de séjour dans tous les casinos de Vegas. Il monte une affaire de gangster avec l'aide d'une bande qu'il a créé. Ils écument toute la ville, vol, blanchiment d'argent, tout est bon pour gagner de l'argent. Au Tangiers, Ace est au four et au moulin. Chez lui, l'ambiance n'est pas au beau fixe, il apprend que Ginger voit toujours Lester et lui donne de fortes sommes d'argent. Ace le fait molester par ses hommes. Ginger va se plaindre à Nicky et tente de le séduire.
Les affaires du Casino se gâtent. On commence à s'intéresser aux comptes frauduleux du Tangiers. Ace se fait coincer par une interview où on lui fait déclarer qu'il est le patron des lieux. Or, il exerce sans licence et ses relations avec Nicky lui font mauvaise publicité. Il essaie coûte que coûte d'obtenir une licence afin de reprendre calmement le travail. Après une parodie de tribunal ou tout le monde est corrompu, sa demande est rejetée. Ace est propulsé directeur artistique du Tangiers pour se faire oublier du monde du jeu. Mais son attitude gène ses "patrons". Il lui est demandé instamment de partir. Son véritable problème, c'est Nicky. Ace a tenté de le balancer à la télévision, mais Nicky réplique violemment, en le menaçant brutalement. Ginger demande le divorce, mais Ace résiste en invoquant l'alcoolisme de sa femme. Elle finit par s'enfuir avec leur fille et rejoint Lester. Les fugitifs craignent la réaction de Ace, et Ginger demande protection auprès de Nicky. Puis, elle implore le pardon de son mari et revient chez elle. L'accueil de Ace est des plus froid et violent. Ginger cherche du réconfort chez Nicky. Ils deviennent amants. Les questions d'adultères sont très mal perçus par la pègre, et les relations entre Ginger et Nicky gênent les caïds. La situation est définitivement dans l'impasse. Ginger n'est plus une seule minute sobre, Nicky regrette son attitude et Ace ne souhaite plus voir sa femme. Ginger décide de fuir en récupérant tout son argent à la banque malgré les tentatives de Ace de l'en empêcher. Le FBI qui suit toutes ces affaires depuis le début procède à l'arrestation de toute la bande qui contrôlait le casino. Les caïds, en plein tribunal, décident entre eux du grand nettoyage. Toutes les personnes concernées par l'affaire sont éliminées tour à tour. Ace échappe miraculeusement à l'explosion de sa voiture, les caïds avaient d'autres projets pour lui. Nicky n'a pas cette chance, il est enterré encore vivant après avoir été détruit à coup de batte de base-ball.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:41

Les sentiers de la perdition. Sur les gangs irlandais


Avec paul Newman et Tom hanks










En 1930, deux pères : Michael Sullivan, un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise dans le Chicago de la Dépression, et Mr. John Rooney, son patron et mentor, qui l'a élevé comme son fils. Deux fils : Michael Sullivan junior et Connor Rooney, qui font chacun des efforts désespérés pour s'attirer l'estime et l'amour de leurs géniteurs.
La jalousie et l'esprit de compétition les plongent dans une spirale de violence aveugle dont les premières victimes sont la femme de Sullivan et son fils cadet Peter.
Un long voyage commence alors pour Michael Sullivan et son fils survivant. Au bout de cette route, la promesse d'une vengeance et l'espoir de conjurer l'enfer. Et peut-être l'aube d'un sentiment nouveau entre un père et son fils.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:41

Little odessa.Sur la mafia Russe de new york


Date de sortie : 04 Janvier 1995
Réalisé par James Gray

Avec Tim Roth, Edward Furlong, Moira Kelly

Film américain. Genre : Drame, Thriller
Durée : 1h 38min. Année de production : 1994





Joshua Shapira est un tueur à gages. Il exécute son boulot sans états d'âme. Jusqu'au jour où son commanditaire exige un contrat à Brighton Beach, quartier des juifs russes appelé Little Odessa, où Joshua a passé son enfance.

Voilà des années que Joshua Shapira, tueur professionnel, n'a pas mis les pieds à Brighton Beach, le quartier russe de New York, où il passa jadis son enfance. Et pour cause : son père Arkady, modeste vendeur de journaux juif, l'en a banni quand il a découvert quel genre de métier exerçait son fils.

C'est donc à contrecœur que Joshua accepte de d'aller y exécuter un bijoutier, d'autant que la mafia ukrainienne se déclare prête à lui faire la peau. Mais quand il apprend que sa mère, Irina, est atteinte d'une tumeur au cerveau, il décide de lui rendre une dernière visite. Son jeune frère voit très vite en lui une idole...
Entièrement tourné à Brooklyn - où se situe le quartier de Brighton Beach - et à Manhattan, LITTLE ODESSA a connu des conditions climatiques particulièrement défavorables lorsque vint le moment de réaliser les premières prises de vues. Mais si l'hiver 93 fut particulièrement rigoureux (le plus froid depuis 150 ans), les huit tempêtes de neige qu'il a engendrées ont offert au film un cachet tout à fait particulier qui donne à l'écran un aspect encore plus glacial au paysage urbain, en totale cohérence avec les racines russes des protagonistes.

Avec LITTLE ODESSA, c'est la première fois qu'un réalisateur s'intéresse au sort des immigrants russes de Brighton Beach, un groupe d'hommes et de femmes combinant du mieux qu'ils peuvent leurs propres traditions avec leurs nouvelles aspirations. Le principal décor du film – l'appartement des Shapira – appartenait à un vieil homme de 77 ans, qui vivait à Little Odessa depuis 55 ans. La production le lui loua durant 3 semaines, et tacha de restituer à l'écran l'étonnante atmosphère de ses murs. Le film a remporté le Lion d'Or au Festival de Venise 1994.
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:41

L'impasse. Histoire d'un caid portoricain de New York au prise avec la mafia italo-américaine




Date de reprise : 28 Novembre 2001
Réalisé par Brian De Palma
Avec Al Pacino, Sean Penn, Penelope Ann Miller

Film américain. Genre : Policier, Drame
Durée : 2h 23min. Année de production : 1993
Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : Carlito's Way



En 1975, à New York, Carlito Brigante, un ancien trafiquant de drogue, est libéré de prison grâce à David Kleinfeld, son avocat, qui a découvert plusieurs vices de forme dans la manière dont le procureur Bill Norwalk avait instruit le procès. Carlito est bien décidé à rentrer dans le droit chemin et, dès qu'il aura économisé assez d'argent, il compte se retirer aux Bahamas pour s'assurer une retraite paisible avec Gail, sa compagne danseuse dans une boîte de strip-tease. Mais le destin en décidera autrement.


Al Pacino incarne avec talent un Portoricain, gangster récemment libéré de prison, qui tente de se réinsérer. Mais sa fidélité envers son avocat aux habitudes peu recommandables (un Sean Penn méconnaissable) et la présence d'ennemis dans les rues rendent ce choix particulièrement difficile. Penelope Ann Miller joue de façon étonnante le rôle d'une stripteaseuse qui vit une histoire d'amour avec Pacino. Brian De Palma met ici de côté sa tendance à l'extravagance (pensez à Body Double ou Snake Eyes) comme il le fit avec les très populaires Incorruptibles et Mission : Impossible. Échec commercial lors de sa sortie, L'Impasse est pourtant un film captivant, servi par une excellente interprétation d'Al Pacino et un Sean Penn surprenant. --Tom Keogh

Carlito BRIGANTE, truand new yorkais d'origine portoricaine tente, après cinq ans de prison, de réaliser un rêve de rédemption, de construire les conditions d'un futur paradisiaque, fût-il celui des images publicitaires. Son échec sera moins la conséquence d'un atavisme tragique que de la contamination par le mal du monde entier, de tous les autres : la génération lui succède, la société, son plus proche ami surtout, l'avocat KLEINFELD
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MessageSujet: Re: La Cosa nostra. le crime organisé.   Mar 30 Mai - 7:42

Scarface. Les Cubains de Miami


Date de reprise : 7 Avril 2004
Réalisé par Brian De Palma

Avec Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Steven Bauer

Film américain. Genre : Policier
Durée : 2h 45min. Année de production : 1983
Interdit aux moins de 12 ans



En 1980, Tony "Scarface" Montana bénéficie d'une amnistie du gouvernement cubain pour retourner en Floride. Ambitieux et sans scrupules, il élabore un plan pour éliminer un caïd de la pègre et prendre la place qu'il occupait sur le marché de la drogue.

Dans les années 1980, le territoire américain s'ouvre aux immigrés cubains. Parmi eux se trouvent des pontes de la drogues et autres malfrats, dont fait partie Tony Montana. Arrivé au États-Unis, il est immédiatement logé dans un camp de réfugiés dans la périphérie de Miami. En échange d'un service, il parvient à obtenir sa carte verte. Son ami Manny lui trouve un petit « boulot » payé 500 dollars. Tony monte la mise à 1 000 dollars, histoire de se faire remarquer. Son job consiste en une transaction drogue-argent.

Les choses tournent mal et Tony s'enfuit avec la drogue et l'argent après avoir tué l'assasin de son ami Angel en pleine rue. Il est alors pris sous l'aile de son employeur. Rapidement, Tony ambitionne et prévoit son ascension dans le milieu aux dépens de son employeur qu'il trouve stupide.

S'ensuit alors l'ascension, l'apogée de l'empire Montana, sans que ne cesse de défiler le slogan « the World is Yours » (le monde vous/t'appartient), jusqu'au jour où il détruit son empire pour l'affection qu'il porte aux enfants. Cet acte signe sa perte mais il est prêt à tout pour sauver son empire...
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