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 Leonidas I et les Spartiates

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obiwan kenobi
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obiwan kenobi

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MessageSujet: Leonidas I et les Spartiates   Mer 24 Mai - 9:34

Leonidas I





Léonidas appartient à la famille des Agiades. Il est le fils cadet du roi Anaxandridas II et le successeur de son frère Cléomène Ier. Il épouse Gorgô, fille de ce dernier.

Quand les Perses pénétrèrent en Grèce un conseil, réuni à Corinthe à l'automne 481, décida l'envoi d'environ 5 000 hommes sous le commandement de Léonidas pour défendre le défilé des Thermopyles afin de retenir les Perses et laisser à la flotte grecque le temps de se replier au-delà du détroit que forme l'Eubée avec le continent.

Trahi par un certain Éphialtès, qui indique aux Perses un chemin permettant de contourner Léonidas, ce dernier va renvoyer la majorité des ses troupes gardant auprès de lui 300 Pairs, avec leurs hilotes, et les Thébains et Thespiens volontaires (environ 700 hommes). Après une résistance héroïque, il pénétra avec ses hommes dans le camp des perses, semant le désarroi avant de succomber sous le nombre.

Plus tard on transféra ses restes à Sparte où un magnifique tombeau lui fut érigé tandis que des fêtes, appelées Léonidées, furent instituées.

Son frère Cléombrote Ier lui succéda.




Citation :
Léonidas aux Thermopyles





Les Grecs qui défendaient les Thermopyles apprirent du devin Mégistias, d'abord, que la mort leur viendrait avec le jour : il l'avait vu dans les entrailles des victimes. Ensuite, il y eut des transfuges qui leur annoncèrent que les Perses tournaient leurs positions : ceux-ci les alertèrent dans le courant de la nuit. Le troisième avertissement leur vint des sentinelles qui, des hauteurs, accoururent les prévenir aux premières lueurs du jour. Alors les Grecs tinrent conseil et leurs avis différèrent, car les uns refusaient tout abandon de poste, et les autres étaient de l'avis opposé. Ils se séparèrent donc, et les uns se retirèrent et s'en retournèrent dans leur a s les autres, avec Léonidas, se déclarèrent prêts à rester sur place.
On dit encore que Léonidas, de lui-même, les renvoya parce qu'il tenait à sauver leurs vies ; pour lui et pour les Spartiates qui l'accompagnaient, l'honneur ne leur permettait pas d'abandonner le poste qu'ils étaient justement venus garder. Voici d'ailleurs l'opinion que j'adopte de préférence, et pleinement : quand Léonidas vit ses alliés si peu enthousiastes, si peu disposés à rester jusqu'au bout avec lui, il les fit partir, je pense, mais jugea déshonorant pour lui de quitter son poste ; à demeurer sur place, il laissait une gloire immense après lui, et la fortune de Sparte n'en était pas diminuée. En effet les Spartiates avaient consulté l'oracle sur cette guerre au moment même où elle commençait, et la Pythie leur avait déclaré que Lacédémone devait tomber sous les coups des Barbares ou que son roi devait périr. Voici la réponse qu'elle leur fit, en vers hexamètres :

Pour vous, citoyens de la vaste Sparte,Votre grande cité glorieuse ou bien sous les coups des PerséidesTombe, ou bien elle demeure ; mais sur la race d'Héraclès,Sur un roi défunt alors pleurera la terre de LacédémonSon ennemi, la force des taureaux ne l'arrêtera pas ni celle des lions,Quand il viendra : sa force est celle de Zeus. Non, je te le dis,II ne s'arrêtera pas avant d'avoir reçu sa proie, ou l'une ou l'autre.
Hérodote, VII, 219-220.




Il y a aussi les chocolats Leonidas, on peut voir la tete du Spartiate dessus




Les Thermopyles c'est un peu le Alamo des Grecs et vice versa.



La seconde guerre médique
BATAILLE DES THERMOPYLES

Les Grecs qui défendaient les Thermopyles apprirent du devin Mégistias, d'abord, que la mort leur viendrait avec le jour : il l'avait vu dans les entrailles des victimes. Ensuite, il y eut des transfuges qui leur annoncèrent que les Perses tournaient leurs positions : ceux-ci les alertèrent dans le courant de la nuit. Le troisième avertissement leur vint des sentinelles qui, des hauteurs, accoururent les prévenir aux premières lueurs du jour. Alors les Grecs tinrent conseil et leurs avis différèrent, car les uns refusaient tout abandon de poste, et les autres étaient de l'avis opposé. Ils se séparèrent donc, et les uns se retirèrent et s'en retournèrent dans leur pays les autres, avec Léonidas, se déclarèrent prêts à rester sur place.
Le roi des Perses savait que le couloir des Thermopyles était occupé. Un avant poste avait été repéré. Xerxès ordonna une attaque de front, mais il se heurtaà la vaillance grecque. Après les Mèdes, les troupes Perses sont lancées à leur tour. C’est un corps d’élite qu’on appelle les « immortels » parce que leur nombre, qui était de dix-mille, était toujours complété au fur et à mesure des pertes. Mais eux aussi échouèrent. Leurs courtes lances ne pouvaient atteindre les Grecs armés de la longue lance dorienne. Les Spartiates étaient des artistes dans la tactique militaire. Ils faisaient mine de s’enfuir et subitement se retournaient pour tuer un grand nombre des ennemis qui étaient sur leurs talons. Le lendemain, le troisième assaut se solda par une troisième défaite.
Or, un chemin qui avait l’avantage de faire le tour de la montagne fut révélé par un Mélien. Un fort détachement de troupes, commandé par Hydarnès, reçu l’ordre de suivre le traître et se mit en marche la nuit, à travers la forêt. Ceux qui gardaient le chemin furent réveillés par le bruit des feuilles foulées par des milliers de pieds et se hâtèrent de prendre les armes. Accablés par une nuée de flèches, ils gagnent les hauteur pour se défendre. Hydarnès, sans s’occuper d’eux, redescend le versant méridional de la montagne et arrive en moins de seize heures dans le défilé. Léonidas avait été informé de ce mouvement durant la nuit par des éclaireurs.
Xerxès se mit en marche le matin comme le lui avait recommandé Ephialtès. Hérodote nous rapporte que Léonidas marcha beaucoup plus loin et jusqu’à l’endroit le plus large du défilé, car jusque là, le mur leur avait tenu de lieu de défense. Ce jour là l’affrontement eu lieu dans un endroit plus étendu et il périt un grand nombre d’ennemis.
Les Grecs s’attendaient à une mort certaine de la part de ceux qui avaient fait le tour de la montagne. Ils se battaient désespérément.
Léonidas fut tué dans cette action et avec lui de nombreux Spartiates.
Plus tard les Grecs enterrèrent leurs morts à la place où ils étaient tombés. Une inscription rappela que quatre mille Péloponésiens avaient combattu contre trois millions de Barbares ; mais on ne peut admettre l’exactitude de ces chiffres.
Une autre inscription se rapportait spécialement aux Spartiates : « Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts en obéissant . »
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obiwan kenobi
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MessageSujet: Re: Leonidas I et les Spartiates   Mer 24 Mai - 9:35

Sparte







Le régime politique | La religion
L'organisation de la société | Les rapports avec Athènes


La cité de Sparte fut une des plus grandes puissances de l'Antiquité pendant environ deux cents ans (VIIème - Vème siècle). Sa domination s'étendait sur la Laconie et la Messénie (c'est-à-dire sur tout le sud du Péloponnèse). Elle est surtout connue pour la rigueur des entraînements militaires qu'on faisait subir aux jeunes garçons, dès sept ans.
À partir de cet âge, l'enfant était séparé de sa famille pour être envoyé dans un camp, où il recevait une éducation stricte et quasi militaire. Les jeunes vivaient en groupes : l'éducation physique était la plus importante, au détriment du développement intellectuel. Pour devenir adulte, le Spartiate devait passer une série de "tests" : le plus connu d'entre eux est peut-être la cryptie. Pendant un an, le jeune homme devait rester dans des régions montagneuses sans se faire repérer. Il était seulement armé d'un couteau, et devait souvent voler pour se nourrir.
Une fois cela accompli, le Spartiate devenait citoyen à part entière, et pouvait prendre part à la gestion de sa cité. Toutefois, il vivait en communauté avec une dizaine de ses concitoyens jusqu'à l'âge de trente ans : cela s'appelait le syssition.

Le régime politique

Sparte était une oligarchie. Tous les citoyens pouvaient s'ils le désiraient participer à l'Assemblée de la cité, mais le pouvoir était en fait détenu par les plus riches de ceux-çi. Le gouvernement était composé de cinq éphores, élus par les membres de l'Assemblée pour un an. À l'âge de soixante ans, un citoyen appartenant à "l'élite de la cité" (c'est-à-dire riche et respecté...) avait la possibilité de devenir un des vingt-huit gérontes qui composaient à vie le Conseil, haute institution de l'époque.
Deux rois gouvernaient officiellement le territoire de Sparte : en fait, ils s'occupaient plutôt des affaires religieuses de la cité.

La religion

Les dieux principaux étaient les mêmes pour tous les peuples hellènes de l'Antiquité, mais chaque région avait ses divinités locales : c'était le cas de Sparte.

L'organisation de la société

Hormis les citoyens, trois classes sociales existaient dans le monde spartiate :
- les femmes ; les hommes étant absents du foyer familial jusqu'à trente ans, elles dirigeaient la famille et y tenaient une place importante ;
- les perièques étaient libres. Ils appartenaient à des communautés autonomes établies dans la campagne proche. Ils n'étaient pas considérés comme des citoyens, mais pouvaient être enrôlés par Sparte en de conflit ;
- les hilotes étaient des esclaves - cultivateurs. Ils travaillaient pour le compte des citoyens.

Les rapports avec Athènes

Au cours de l'histoire, les deux cités se sont parfois alliées, pour des causes diverses. Cela a été le cas lors des deux Guerres Médiques, où elles ont réunies leurs forces pour combattre les Perses. C'est d'ailleurs à l'occasion du second conflit que trois cents Spartiates, sous la conduite de Léonidas, se sont sacrifiés en bloquant héroïquement l'entrée du défilé des Thermopyles, pour retarder leurs adversaires et ainsi permettre aux Athéniens de se replier en toute sécurité. Simonide de Kéos leur a dédié cet épitaphe :
"Ô étranger, va dire aux Lacédémoniens que nous reposons ici pour avoir obéi à leurs ordres".
Lors de cette bataille, les Perses ne laissèrent aucune chance aux Spartiates. Hérodote raconta que "les flèches des Perses étaient si drues qu'elles voilaient le soleil...".
La ligue de Délos fut créée en 480 avant J.C. pour éviter que les Perses ne récidivent. C'était une association de plusieurs cités de la péninsule grecque. Chacun des membres payait une cotisation annuelle, plus ou moins importante selon sa richesse. L'argent collecté servait à financer le développement et l'entretien d'une armée et d'une flotte, qui pouvait intervenir en cas de menaces perses.

Mais Athènes et Sparte se sont souvent combattues lors de combats fratricides, comme lors de la guerre du Péloponnèse (de 431 à 404 avant J.C.). Au début du conflit, les belligérants allaient d'escarmouche en escarmouche contre le territoire voisin. Cette période ne se termina qu'avec la paix de Nicias (421). La seconde partie de cette guerre se déroula moins bien pour les Athéniens. Malgré les victoires de leur général Alcibiade en 410 et 408 avant J.C., ils furent battus, tout d'abord à l'embouchure du fleuve Aigos - Potamos (405) ; Athènes fut ensuite assiégée puis contrainte à la capitulation. Sparte la dépouilla de son empire et l'humilia.

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obiwan kenobi
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MessageSujet: Re: Leonidas I et les Spartiates   Mer 24 Mai - 9:38

Arrow Laconique : concis, bref, à la manière du style des habitants de la Laconie.

Arrow Laconie :
La Laconie (en grec Λακωνική / Lakônikê) est le nom de la région du Péloponnèse située à l'extrême sud-est, entre la Messénie et l'Argolide, dont la capitale est Sparte.

C'est une longue vallée, entouré par des montagnes (Taygète, Parnon) sur trois de ses côtés, et débouchant sur la mer (golfe de Laconie) par le dernier. La rivière Eurotas coule tout le long de la vallée. À cause du relief, la Laconie est difficile d'accès. Il n'existe que deux passes, au nord, qui permettent d'y entrer. Dans l'Antiquité, Hérodote rapporte que le thébain Épaminondas hésita à envahir Sparte précisément pour cette raison
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Baron Saturne

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MessageSujet: kalos ek agathos ( beau et bon)   Sam 3 Juin - 6:50

c'est bizarre, pour la citation des Thermopyles, j'ai " Passant , va dire à Sparte que ceux qui sont morts ici sont tombés dans sa loi".

mais ça revient au même .

Sinon il y a un très bel article de Nicole Loraux dans un bulletin de correspondance hellénique ( BCH pour les intimes) intitulé " La belle mort spartiate"

je retrouverais les référence et ferait un petit topo
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